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Histoires 14-18 : les “munitionnettes” des usines d'armement

© Gallica BNF - Pathé Gaumont
© Gallica BNF - Pathé Gaumont

« Si les femmes qui travaillent dans les usines s'arrêtaient vingt minutes, les Alliés perdraient la guerre » La formule est signée Joseph Joffre. Dans les usines, beaucoup d’ouvriers étaient partis au combat. Pour les remplacer, des femmes ont été recrutées. On les surnomma munitionnettes.

Par France 3

Le textile a ses midinettes. Les usines d’armement auront leurs munitionnettes. Nombre d’entre elles viennent d’ailleurs du textile, attirées par de meilleurs salaires.

Les canons et obus exposés au musée de Meaux le montrent bien. Sans artillerie, les armées n’étaient rien. Mais il fallait nourrir ces engins voraces.

Pour remplacer les ouvriers partis au combat, les femmes sont alors recrutées sur les chaînes de production des industries d'armement.

Les femmes payées 2 fois moins que les hommes

4 à 5 francs la journée. Les hommes touchent le double, même s’ils font le même travail. La rumeur imagine les munitionnettes dépensant leurs salaires en toilettes et bas de soie. La réalité est beaucoup moins reluisante.

La guerre a aboli les lois protégeant les ouvriers. Et les syndicalistes ne sont pas enclins à défendre ces femmes qui ont pris l’emploi des soldats.

Histoires 14-18 : les munitionnettes
Sources d'archives : Gallica BNF - Pathé Gaumont  - France 3 - Dominique Patinec - Jean-Paul Delance

Des journalistes se glissent dans la peau d’ouvrières. L’enquêtrice du Petit Parisien décrit cette broussaille d’acier et de cuir qu’est l’usine.

L’huile adoucit la marche des machines mais elle gicle sur le visage, les vêtements.

"Les canaris" en Angleterre

En Angleterre, ces travailleuses au teint jaune sont surnommées canaris. La féministe Marcelle Cappy est effarée par le poids soulevé par ses compagnes de labeur.

En une année, la frêle contrôleuse d’obus a tenu 900 000 obus. Un fardeau de sept millions de kilos.

En 1918, les usines d’armement emploient 430 000 femmes. De timides tentatives sont menées pour veiller sur leur santé.

Car elles sont aussi des mères. Et il faut repeupler la France. « On compte sur l’ouvrière pour enfanter des milliers d’obus et tourner des douzaines d’enfants…… »


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