Frédéric Cuvillier réagit à la délocalisation

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Écrit par Frédérique BEAL

Frédéric Cuvillier réagit à la délocalisation du centre d'appel du syndicat des transports d'Ile-de-France au Maroc.

Invité de France Inter ce matin, Frédéric Cuvillier a déclaré qu'il fallait faire "correspondre le droit et l'intérêt national". Une déclaration qui intervient après l'annonce du syndicat des trasnports d'Ile-de-France de faire appel à un prestataire Marocain pour sa centrale d'appel.

Pour écouter l'interview de Frédéric Cuvillier, cliquez ici.

 

 

"Quand il y a une commande publique, nous devons être attentifs à ce qu'il n'y ait pas délocalisation d'emplois, ne pas avoir recours à la délocalisation si elle n'est pas indispensable" a dit le ministre délégué aux Transports.  "Il ne s'agit pas de protectionnisme mais de privilégier l'emploi", a-t-il poursuivi en rappelant qu'il existait des centres d'appels dans le pays et notamment dans sa ville de Boulogne-sur-Mer. "Il y a des règles de marchés publics et il faut faire correspondre le droit et l'intérêt national".

Lors d'un déplacement dans les Yvelines, François Hollande avait rappelé les élus et responsables publics à l'ordre. Le chef de l'Etat a contraint Jean-Paul Huchon, président PS de la régin Ile-deFrance a faire marche arrière. Celui-ci avait annoncé qu'un marché public avait été attribué à un prestataire installé au Maroc. En l'occurence la délocalisation de la centrale d'appel du syndicat des transports d'Ile-de-France. Dans un communiqué publié peu après, Jean-Paul Huchon a promis qu'il étudierait "toutes les voies légales possibles pour faire face à cette situation", qui menace 80 emplois.

Selon Frédéric Jousset, coprésident de Webhelp qui détient ce marché jusqu'au 1er février 2014, Jean-Paul Huchon peut faire jouer la clause 59 du code des marchés publics. Cela lui donne la possibilité de revenir sur la décision, "quand l'intérêt général est en jeu".