INFOGRAPHIES. Coronavirus : 16 décès supplémentaires dans les hôpitaux des Hauts-de-France

Voici les derniers chiffres de l'évolution de l'épidémie dans les hôpitaux des Hauts-de-France, selon le dernier bilan de Santé publique France, ce jeudi 7 mai.

© IP3 PRESS/MAXPPP
Depuis le début de l'épidémie, 1496 personnes sont décédées des suites du Covid-19 dans les hôpitaux des Hauts-de-France, dont 16 dans les dernières 24 heures. Il s'agit du dernier bilan communiqué, ce jeudi 7 mai, par l'Agence régionale de Santé et Santé publique France. Mercredi, on comptait 1480 décès.

Cela représente une hausse de 1,08 %.
 

Ces chiffres comptabilisent uniquement les décès survenus dans les hôpitaux régionaux.

Depuis le 31 mars, l'ARS ne communique plus le décompte des morts par lieu de résidence. Par souci d'harmonisation, elle renvoie désormais vers le site gouvernemental Géodes (Santé publique France), qui comptabilise, lui, les décès survenus à l'hôpital, ce qui inclut des patients transférés d'autres départements.  

À ce bilan hospitalier, s'ajoutent 527 décès survenus dans les Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (Ehpad) des Hauts-de-France entre le 1er mars et le 27 avril.
 
On dénombre également 5 décès dans les autres établissements médico-sociaux (EMS) de la région.

Les décès du Covid-19 survenus au domicile ne sont pas comptabilisés.
 



Nombre de cas confirmés


Selon le dernier bilan communiqué ce jeudi par l'Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France, la région comptait officiellement, depuis le 25 février, 12 143 cas confirmés de coronavirus Covid-19 en cumulé.
 

À la date du lundi 27 avril, on dénombrait un total de 6293 cas confirmés ou possibles de Covid-19 dans les établissements médico-sociaux de la région, dont 5613 dans les Ehpad.
 



Patients hospitalisés, patients en réanimation


Le nombre de patients hospitalisés dans les Hauts-de-France s'élève ce jeudi à 2024 personnes, soit 72 de moins que mercredi.

Parmi eux, 242 sont actuellement pris en charge dans un service de réanimation ou de soins intensifs, soit 22 patients de moins par rapport à mercredi. La baisse est moins importante que ces deux derniers jours, mais elle se poursuit.
 

Dans les Hauts-de-France, ce sont les hôpitaux du Nord qui accueillent le plus de patients en réanimation (104) devant ceux du Pas-de-Calais (59), de l'Aisne (27), de la Somme (26) et de l'Oise (26).
 

Malgré des chiffres globalement en baisse, 64 nouveaux patients ont encore été hospitalisés pour Covid-19 ces dernières 24 heures (contre 91 mercredi) : 29 dans l'Aisne, 23 dans le Nord, 5 dans le Pas-de-Calais, 3 dans la Somme et 4 dans l'Oise.

11 patients ont été nouvellement admis en réanimation dans les hôpitaux de la région, contre 12 mercredi.
 
À l'inverse, 114 personnes ont pu quitter l'hôpital et retourner à leur domicile après avoir été soignées pour le coronavirus (contre 120 mercredi).
 

Depuis le 1er mars, 4452 personnes hospitalisées dans les Hauts-de-France en raison du Covid-19 ont déjà pu regagner leur domicile.
  

Les Hauts-de-France restent en orange


Ce jeudi après-midi, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué que la région des Hauts-de-France serait en rouge, en vue du déconfinement prévu le 11 mai.
    

Trois critères sont pris en compte pour établir ce classement :  
   
  


 

Les chiffres nationaux


À l'échelle nationale, ce jeudi 7 mai, on compte désormais un total cumulé de 25 987 décès du Covid-19 (16 386 dans les hôpitaux et 9601 dans les Ehpad et établissements médico-sociaux), soit 178 de plus que mercredi. 

On recense également un total de 23 208 personnes hospitalisées pour le coronavirus, dont 2961 sont actuellement en réanimation (186 de moins que mercredi).
     
L'European Centre for Disease Prevention and Control recense ce jeudi plus de 263 000 décès dans le monde liés à cette pandémie de coronavirus Covid-19. .
 
 
Le difficile comptage des morts du coronavirus
Le comptage quotidien des morts du Covid-19, dont le nombre officiel a dépassé les 200 000 dans le monde, est un exercice délicat, le recueil des données en temps réel n'étant que parcellaire et les méthodes variables selon les pays.

L'Espagne, l'Allemagne, le Luxembourg et la Corée du Sud comptabilisent tous les décès de personnes testées positives au Covid-19, que ce soit à l'hôpital ou en dehors. En Belgique, où les maisons de retraite concentrent officiellement plus de la moitié des cas mortels liés à cette maladie, les chiffres incluent la mort des victimes du coronavirus non testées mais suspectées d'avoir été atteintes. Les chiffres français recensent eux aussi les morts survenues dans les maisons de retraite (plus d'un tiers du total).

Mais d'autres pays, comme l'Iran et la Chine, ne font état dans leurs bilans quotidiens que des décès à l'hôpital. C'est aussi le cas au Royaume-Uni. Des chiffres plus complets sont rendus publics chaque semaine par le Bureau national des statistiques, mais avec une latence d'une dizaine de jours et ils ne prennent pas en compte l'Ecosse et l'Irlande du Nord.

En Italie, le pays officiellement le plus endeuillé en Europe, les morts dans les maisons de retraite ne sont pas toutes prises en compte. Si un gros foyer épidémique est détecté dans un établissement, des tests sont réalisés et les décès comptabilisés, mais si un établissement est moins touché, il est vraisemblable que ce ne sera pas le cas, explique la Protection civile.

Aux Etats-Unis, qui affiche officiellement le bilan des cas mortels le plus lourd dans le monde (plus de 50 000), les décès pris en compte varient d'un Etat à l'autre : celui de New York comprend les maisons de retraite, la Californie non.

Certains pays, comme la Corée du Sud, l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni, le Luxembourg et la Belgique, intègrent dans leurs chiffres toutes les personnes ayant été testées positives au coronavirus (ou dans certains pays suspectées de l'avoir été), même celles mortes des suites de complications d'une maladie préexistante. D'autres sont plus sélectifs. En Iran, sont exclus des bilans les patients testés positifs mais mourant d'une autre "maladie respiratoire grave". Aux Etats-Unis, sont remontés des témoignages de personnes dont les proches sont morts, officiellement de pneumonie, avant que les tests ne soient disponibles.

En Allemagne, les statistiques ne font pas la distinction entre les personnes dont le décès a été directement causé par le Covid-19 et celles qui pourraient être mortes d'une maladie préexistante ou des deux maladies combinées. Cela a été un sujet de controverses entre l'institut national chargé du suivi des épidémies et certaines régions qui présentaient des bilans inférieurs car elles réalisaient des autopsies afin de déterminer l'origine précise de la mort.
 
Pendant une épidémie, "la remontée et le traitement des informations, même accélérés, se font avec quelques jours de décalage et ne couvrent pas tous les décès. Il faut plusieurs semaines ou plusieurs mois pour pouvoir décompter précisément tous les morts", estimaient début avril Gilles Pison et France Meslé, démographes à l'Institut français des études démographiques (Ined).

Aux Etats-Unis, même en l'absence de test, les certificats de décès doivent mentionner si le Covid-19 est la cause "probable" de la mort, mais ces certificats mettent du temps à remonter et ne peuvent être pris en compte pour les bilans en temps réel. Par manque de tests, l'Espagne réalise très peu de dépistages post-mortem. Ainsi, si une personne n'a pas été testée avant de mourir, elle n'est pas comptabilisée par les autorités sanitaires. Les données judiciaires, moins restrictives, laissent entrevoir un bilan bien supérieur : par exemple, le tribunal supérieur de Castille-La Manche a enregistré en mars 1921 actes de décès "dus au Covid ou à une suspicion de Covid", soit près de trois fois plus que les 708 morts (positifs au Covid-19) recensés au 31 mars par les autorités sanitaires.

Autre illustration : à Bergame, en Lombardie, dans le nord de l'Italie, ont été recensés, au cours de la première quinzaine de mars, 108 morts de plus (+193%) qu'un an plus tôt... mais seulement 31 décès liés au Covid-19.

Parfois, la sincérité même des autorités est remise en cause.  En Iran, les bilans officiels ont été contestés, notamment au début de l'épidémie, par des responsables provinciaux et des parlementaires. A l'extérieur de ce pays, Washington, notamment, a reproché à Téhéran de maquiller ses chiffres. La Chine, critiquée par plusieurs responsables occidentaux pour sa gestion de la crise, a revu à la hausse, de près de 40%, le bilan des morts le 17 avril. La ville de Wuhan, le berceau de la pandémie, a comptabilisé 1300 morts supplémentaires, expliquant que certains patients avaient péri chez eux faute d'avoir pu être pris en charge par les hôpitaux.
   
(AFP)
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