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Rio 2016 – Athlétisme : les cinq secrets de Stuart Dutamby

Stuart Dutamby (au centre) lors du Championnat de France d'athlétisme 2014 à Reims / © MaxPPP
Stuart Dutamby (au centre) lors du Championnat de France d'athlétisme 2014 à Reims / © MaxPPP

Les Jeux Olympiques 2016 arrivent à grand pas. A cette occasion, la rédaction web de France 3 Nord vous présente les sportifs qui défendront les couleurs nordistes à Rio. Aujourd’hui Stuart Dutamby, protégé du club d’athlétisme de Lille métropole, imperméable à la pression.

Par Geoffrey Lopes

Il incarne la quiétude. Il s’exprime d’une voix douce, parfois en chuchotant, loin de la puissance et l’explosivité nécessaire à ses courses. Stuart Dutamby, nouvelle perle du sprint français, vient d’être retenu par la fédération d’athlétisme pour faire parti du relai 4x100 mètres. Avec un record à 10'12 secondes, il a décroché à Angers le titre de vice champion de France, avant d’arracher avec les relayeurs la médaille d’argent aux championnats d’Europe d’Amsterdam quelques jours plus tard« J’ai atteint mon pic de forme. Je perfectionne maintenant mon physique pour reconstruire ce pic de forme à Rio dans un mois ».

Révélé par le relais

A trois centièmes des minimas du 100 mètres individuel, Stuart Dutamby ne prend pas cet échec comme une déception. Bien au contraire, il s’estime heureux d’en arriver là et veut perpétuer la tradition française des relais. « On travaille régulièrement ensemble avec les coachs. Le relai nous distingue des autres fédérations nationales. On a développé une technique spécifiquement française du passage de relai : on se le passe debout. Le receveur garde les jambes fléchies pour prendre de la vitesse, le donneur se baisse pour lui transmettre le témoin. La technique paraît simple comme ça mais ce n’est pas commode. Il faut vraiment donner le meilleur de soi-même pour que le relai performe. »

Les quatre espoirs qui composent le relai 4X100 mètre se connaissent parfaitement. Stuart, serein, y croit : « notre équipe de relayeurs est très soudée, il y a beaucoup d’affinités entre nous et on s’entend à merveille. J’ai confiance. On a envie de réussir ensemble. »

No stress

Rien ne lui fait peur. Stuart Dutamby participe à ses premiers jeux olympiques, mais il dit ignorer la tension de l’évènement. « Je ne suis jamais stressé. J’ai hâte d’en découdre, me retrouver à mon hôtel prêt à affronter la piste et m’élancer. Je ne pense pas à la compétition. » Les rares fois où la pression le rattrape, il met pour l’évacuer quelques morceaux de Drake (rap américain).
Championnats d'Europe 2016 à Amsterdam

« Je dois beaucoup au club d’athlétisme de Lille »

Il avoue lui-même ne « pas savoir grand-chose de la région » Nord Pas-de-Calais. Stuart, désormais basé à l’Insep, ne s’entraîne plus dans le Nord. Mais il garde une forte attache avec son club du Lille métropole athlétisme qui mise beaucoup en lui. « C’est le club qui m’a offert mes premières sélections en équipe de France. Je dois beaucoup au club. J’y suis licencié depuis 2012 et il m’a beaucoup apporté. Je m’entends bien avec les dirigeants qui nous mettent dans les meilleures dispositions. »

Touche à tout

Étudiant à Sciences-Po Paris, il suit une filière aménagée pour les sportifs de haut niveau. « J’ai du mal à concilier les deux. J’ai progressivement arrêté de suivre les cours au fur et à mesure de la préparation aux JO. Mais j’apprends beaucoup, les professeurs prennent de nos nouvelles et sont attentifs. C’est intéressant ». Rien ne prédestinait Stuart à l’athlétisme. Il n’a commencé à s’entraîné qu’à ses 18 ans ! « Mes parents ont toujours souhaité que je fasse de l’athlétisme. Ils trouvaient que je courais vite. Mais je voulais faire du foot et je faisais déjà beaucoup de natation. J’ai aussi fait du tennis et du judo. Je rêvais de devenir sportif professionnel, sans trop savoir dans quel sport me diriger. »

Athlète… grâce à google map

Alors, lorsqu’on est perdu, on prend son ordinateur et on en appelle à la machine et aux technologies. « J’habitais à Anvers en Belgique. Je ne voulais plus m’inscrire dans mon club de foot. Je suis allé sur google map, j’ai tapé athlétisme et j’ai choisi le club le plus proche de chez moi. Je me suis habillé, j’ai pris mon vélo, j’ai rencontré l’encadrement et je me suis tout de suite entraîné. » Il ne se dit pas geek pour autant et il laissera d’ailleurs à d’autres raconter ses exploits sur wikipédia.

© MAxPPP
© MAxPPP

 

Dates-clés

24 avril 1994 : naissance à Saint-Germain en Laye
2012 : première licence au Lille métropole athlétisme
25 juin 2016 : vice champion de France du 100 mètre en 10,12 secondes, record personnel
10 juillet 2016 : vice champion d’Europe du relai 4X100 mètres.

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