Jules, Brice, Bizzbee : sept magasins fermés, au moins 88 postes supprimés dans les Hauts-de-France

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Écrit par Margot Desmas

Le plan de restructuration annoncé dans la branche textile du groupe Happychic se précise. Selon un document interne, sept magasins Jules, Brice et Bizzbee vont fermer dans les Hauts-de-France.

Le groupe de prêt-à-porter Happychic l'avait annoncé ce mardi : un plan de restructuration va être lancé au sein de sa branche textile, entraînant la suppression de 466 postes et la fermeture de 90 magasins en France d'ici 2020-2021.

Selon un document interne, sept magasins vont être fermés dans la région Hauts-de-France. Il s'agit des enseignes Brice à Lille, Douai, Arras et Cambrai, des magasins Jules de Lomme et Douai ainsi que de Bizzbee à Lille.
 
Le site logistique de Wattrelos ne sera pas impacté, mais 88 postes vont être supprimés au siège du groupe, à Roubaix. "Notre priorité à ce jour, c'est la sauvegarde de l'emploi mais aussi l'impact social de tous ces licenciements", assure Laurent Petit, délégué syndical CGT chez Happychic.

Les premiers départs pourraient intervenir dès le début de l'année 2019. Le groupe envisage de déployer "une seule et même enseigne sur l'ensemble du nouveau réseau" car les ventes sont en recul "depuis près de sept ans", explique Jean-Christophe Garbino, directeur général d’Happychic dans un entretien au Monde.

 

"On ne peut pas garder les métiers du passé"


"La baisse d’activité frôle les 10 %. Il nous faut retrouver un chiffre d’affaires suffisant pour supporter nos frais, nos coûts et nos loyers", estime-t-il. Et l'entreprise n'aurait plus le temps de procéder "pas-à-pas" selon le directeur général, à défaut de tomber dans le rouge.
 
Jules, Brice, Bizzbee : sept magasins fermés, au moins 88 postes supprimés dans les Hauts-de-France

Le marché de la mode masculine, de plus en plus concurrentiel à cause des ventes en ligne, doit se transformer selon la direction. L'enseigne Brice qui n'a "jamais gagné d'argent" d'après Jean-Christophe Garbino, va ainsi disparaître et, à termes, fusionner avec Jules sous un nouveau nom.

La ministre du travail, Muriel Pénicaud, assure que ces suppressions de poste montrent qu'"on ne peut pas garder les métiers du passé" et qu’il faut former les travailleurs aux "métiers du futur".