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A Lomme, Martine Aubry se range derrière le gouvernement et appelle au rassemblement

Martine Aubry ce samedi aux "Universités de l'Engagement" du PS à Lomme. / © DENIS CHARLET / AFP
Martine Aubry ce samedi aux "Universités de l'Engagement" du PS à Lomme. / © DENIS CHARLET / AFP

A la tribune des "Universités de l'Engagement" organisées à Lomme (Nord) par le PS, Martine Aubry a salué le bilan de François Hollande et du gouvernement et appelle désormais au rassemblement des socialistes avant la présidentielle de 2017.

Par YF avec Jean-Louis Manand et AFP

Martine Aubry était très attendue à cette université "de l'engagement", organisée à Lomme par le PS. La grande question du jour, c'était de savoir comment la Maire de Lille allait s'engager dans la campagne des primaires. On a la réponse : celle qui n'a jamais ménagé le François Hollande et le gouvernement leur apporte désormais... son plein soutien. "Il faut aussi défendre avec fierté les réussites qui ont été les nôtres", a-t-elle déclaré à la tribune. "Les ministres qui étaient là ce matin ont parlé de quelques unes. Je ne citerai que deux ou trois d'entre elles, mais je pourrais en citer beaucoup d'autres. Tout d'abord parler de l'action du président de la République, du gouvernement et du ministre de l'Intérieur face au défi terroriste. (...) Jamais un gouvernement n'a fait autant contre le terrorisme."   
A Lomme, Martine Aubry se range derrière le gouvernement et appelle au rassemblement
Reportage de Jean-Louis Manand et Jean-Marc Vasco.

L'ex-première secrétaire du PS salue également l'engagement au Mali, en Syrie et en Irak. Elle félicite le gouvernement d'avoir préservé le système de santé. Elle approuve son bilan en matière d'éducation et de logement. Et elle conclut en appelant au rassemblement des socialistes. "Je lis tous les jours, y compris me concernant, qu'untel soutient untel, alors qui soutient qui, c'est devenu le grand jeu", lance celle qu'on disait proche un temps des "frondeurs". "Moi j'aimerais bien qu'on ne parle pas en mon nom. Je pense qu'on pourrait laisser ça à la droite. De même que les attaques contre certains de nos camarades. Ce n'est pas pour nous ça.  On n'est pas non plus à la recherche d'un homme ou d'une femme providentielle. Laissons ça aussi la droite. Ce n'est pas notre conception de la politique. (...) J'entends dire qu'il y a deux gauches irréconciliables, y compris dans notre propre parti. Moi je ne les ai jamais rencontrées et quand j'entends ça, ça me choque, ça me blesse profondément".     

Martine Aubry n'a pu s'empêcher tout de même de tacler celui qu'elle appelle "Macron". La débat sur la déchéance de nationalité et le manque de réussite sur l'emploi sont également pour elle des échecs. "Il faut le reconnaitre pour être à nouveau crédible", affirme-t-elle. Autre critique déjà formulée : la loi El Khomri, "à rebours de" laquelle la protection des salariés "doit revenir un fil conducteur du parti socialiste". Elle a en revanche salué l'action de Bernard Cazeneuve sur le dossier Calais : "Calais ce n'est pas simple, ce que Bernard Cazeneuve fait aujourd'hui c'est un acte social énorme", a-t-elle jugé, faisant référence à la volonté du ministre de l'Intérieur d'accueillir les migrants de la "Jungle" dans des CAO (centres d'accueil et d'orientation) partout en France.

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