"Ma Loute" de Bruno Dumont, présenté à Cannes : ce qu'en pensent les critiques

Faut-il aller voir "Ma Loute", le nouveau film de Bruno Dumont, présenté au Festival de Cannes ? Voici quelques éléments de réponse.

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
"Ma Loute", le film de Bruno Dumont présenté ce vendredi soir au Festival de Cannes, a-t-il convaincu les critiques ciné ? Nous avons compilé quelques-unes de ces critiques parues ces dernières heures dans le presse. La tonalité est très positive.

"Drôle, mordant même, et plein d’une réflexivité qui prouve que Dumont n’est pas dupe de ses compositions léchées : il n’y a qu’à voir la manière dont les personnages s’extasient avec le plus grand ridicule sur la beauté des paysages."

"Voilà du cinéma orgueilleusement mal élevé, qui a l’air de se foutre de tout, mais fonctionne avec une régularité d’horloge."


"Nul hiatus de jeu entre les professionnels et les amateurs, tous unifiés par la vision décidément très puissante de Bruno Dumont, mix unique de dépouillement réaliste et de stylisation outrée, de déjà-vu reconfiguré et de jamais-vu."

"À la croisée du cinéma de Buñuel, de Linder, des comédies italiennes à la Risi ou Scola, Dumont montre, accent du Pas-de-Calais et paysages sauvages à l'appui, l'homme dans tous ses états. Trente minutes en trop, peut-être, mais une audace poétique qui fait sacrément du bien."

Dans "La vie est un long fleuve tranquille", Le Quesnoy et Groseille vivaient un sacré choc culturel en se rencontrant. Chez Dumont, on passe le cran supérieur, en mode anthropophage !

Le grand problème de Bruno Dumont — et il reste immuable, qu'il change d'univers ou de style —, c'est sa misandrie. Vraie ou fausse. Revendiquée, en tout cas. C'est une impasse.


"Ma Loute" de Bruno Dumont : ce qu'en pensent les premiers spectateurs

Nous avons interrogé ce vendredi les premiers spectateurs de "Ma Loute" à Lille et les journalistes à la sortie d'une projection-presse à Cannes.
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Ma Loute, nouvelle fantaisie tragi-comique de Dumont
Une famille du Nord qui se livre au cannibalisme, des bourgeois dégénérés interprétés par Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi: avec "Ma Loute", en compétition vendredi à Cannes, le cinéaste radical Bruno Dumont poursuit dans la veine burlesque de sa série "P'tit Quinquin".

En 1910 dans la baie de la Slack, dans le nord de la France, des policiers aux allures de Laurel et Hardy enquêtent sur de mystérieuses disparitions.
Non loin de là, dans leur villa surplombant la baie, une famille de grands bourgeois décadents de Tourcoing, les Van Peteghem, interprétés par Fabrice Luchini, Valeria Bruni Tedeschi et Juliette Binoche, sont en villégiature, croisant une famille de pêcheurs aux moeurs étranges. Une idylle va se nouer entre le fils des pêcheurs, Ma Loute, et Billie de la famille Van Peteghem.

Prenant prétexte de l'enquête policière, Bruno Dumont déroule dans ce film, qui sort également en salles vendredi, le fil d'une histoire qui oscille entre réel et loufoquerie, histoire d'amour et fantaisie.
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