Meurtre d'Angélique Six : David R. “est très conscient de la gravité de son crime”

David R., 45 ans, était salarié de Transpole
David R., 45 ans, était salarié de Transpole

L'avocat de David R. mis en examen pour le viol et le meurtre d'Angélique Six, 13 ans, à Wambrechies, s'est exprimé pour la première fois.

Par France 3 Hauts-de-France

Maître Eric Demey, avocat au barreau de Lille, commis d’office pour la défense du principal suspect qui a avoué le meurtre d'Angélique, a passé plus d'une heure avec son client.  Avant qu'il soit déféré au Palais de justice. "Il était abattu. Il était perdu, hagard. Il était bouleversé, en larmes à plusieurs reprises", a expliqué Maître Eric Demey sur Europe 1. "Il a évoqué une sorte de cauchemar. Il ne s'explique pas ce qui s'est passé. Il est très conscient de la gravité de son crime",

David R., principal suspect du meurtre d'Angélique Six, 13 ans, à Wambrechies, a été mis en examen lundi soir pour "séquestration, viol et meurtre", dont une partie des faits en récidive, a confirmé son avocat. Le meurtrier présumé a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Sequedin (Nord) avec des mesures de protection. Notamment pour éviter qu'il ne se suicide. 
L'avocat de David R. sur Europe 1


"J'ai pu constater de visu qu'il y avait un risque majeur de suicide, j'ai signalé ce fait, qui, d'ailleurs, avait déjà été pris en compte par le parquet", a précise à france info Eric Demey. "Comme il était particulièrement épuisé, je lui ai conseillé de choisir l'option de se taire [lors de sa comparution]. Il sera entendu a priori, selon ce qui a été convenu avec les juges d'instruction, au mois de juin".
 

"On ne peut pas surveiller autant de personnes de manière permanente"


Maître Eric Demey est également revenu sur le profil judiciaire de David R., déjà condamné pour viol en 1996. "Il n'avait aucune obligation de soin depuis sa sortie de prison en 2000. Il a juste eu un très léger suivi psychologique en détention".  Pour autant, la justice n'a pas failli selon l'avocat. Son client n'a plus commis de faits délictueux ou de crime depuis sa sortie de prison. "Cela voudrait dire qu'il faut mettre les personnes ainsi, en surveillance permanente et ça, cela veut dire une détention illimitée. On ne peut pas surveiller autant de personnes de manière permanente".

"Une demi-heure avant la commission des faits, il ignorait encore qu'il allait passer à l'acte", a également souligné l'avocat. 


Le décès d'Angélique, 13 ans, disparue mercredi et retrouvée morte dimanche à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), à quelques kilomètres au nord de Lille, est lié à une "asphyxie traumatique", a expliqué ce lundi le procureur de la République de Lille

Interpellé samedi soir, le suspect avait très rapidement avoué les faits et emmené les enquêteurs à l'endroit où il avait "abandonné le corps de la jeune fille". Un chemin forestier de Quesnoy-sur-Deûle, à côté de Wambrechies.

Ce père de deux enfants, chauffeur de bus chez Transpole, la société de transports publics lillois, a expliqué aux enquêteurs que lors de son jour de repos, mercredi, en l'absence de sa famille en vacances dans le sud, il est passé devant le jardin où jouait la jeune fille, une ancienne voisine qu'il connaît. "Il dit qu'il a eu envie d'elle et de la ramener chez lui : il dit +C'était plus fort que moi, j'étais comme dans un état second+", a relaté le procureur.


 

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