Douai : le maire suspend son jumelage avec une ville polonaise qui a pris des mesures anti LGBT

Frédéric Chéreau, le maire socialiste de Douai a annoncé mettre en suspens son jumelage avec la commune polonaise de  Pulawy, après qu'elle s'est déclaré "zone sans idéologie LGBT". 

Par N.C

Tout comme 87 autres villes de Pologne, la de Pulawy s'est déclarée "zone sans idéologie LGBT" : toutes les personnes homosexuelles, transgenres ou bisexuelles ne sont pas les bienvenues dans la commune. Les élus décident de ne plus prêter assistance aux ONG qui travaillent pour l'égalité des droits. 

 

Stupéfaction 



Dans une lettre à son homologue, le maire de Douai Frédéric Chéreau (PS) a fait part de sa "stupéfaction" et a annoncé "geler" ses relations avec la commune "jusqu'à nouvel ordre". Pulawy et Douai possédaient un jumelage depuis mai 2004. "Je suis sidéré par cette décision que je considère particulièrement choquante, si ce n'est dangereuse", détaille-t-il. 

Dans sa lettre, l'élu nordiste rappelle que "le respect de la liberté, de l'identité et de l'intimité de chacun est l'une des principales valeurs des membres de l'Union Européenne". Il annule par ailleurs l'invitation aux prochaine fêtes de Gayant en terminant, "aussi longtemps que cette décision ne sera pas publiquement annulée, [il considèrera] leur partenariat gelé". 

La semaine dernière, le maire de Douai avait déjà fait part de sa stupéfaction et annoncé qu'il allait proposer à son conseil municipal de "mettre le jumelage entre parenthèse". 
 
 

Quatre villes du Nord dans la même situation 




Dans le Nord, trois autres villes font face au même scénario. Estaires, Lambres-Lez Douai et Douchy-les-Mines sont également jumelées à des communes polonaises qui ont pris le même arrêté anti-LGBT. Alors que le maire d'Estaires a appris la nouvelle avec, "une grande stupeur", il a tout de même décidé de poursuivre ses relations avec la commune polonaise de Wielun. 

Dans le Loiret, le conseil municipal de la commune de Saint-Jean-de-Braye a suspendu ses relations avec Tuchow, une commune polonaise qui avait pris le même arrêté. 
 


 




Le nombre de villes du Nord jumelées avec des communes polonaises s'explique par l'importance des Polonais venus travailler dans la région au début du XXe siècle. 
 

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