Fabien Mercadal, nouvel entraîneur de l'US Dunkerque en Ligue 2 : "On ne s'interdit pas de rêver !"

Voici ce qu’il faut retenir de la première prise de parole du technicien qui dirigera les footballeurs dunkerquois la saison prochaine pour ce grand retour en Ligue 2.
Fabien Mercadal, lors du point-presse ce lundi matin à Dunkerque
Fabien Mercadal, lors du point-presse ce lundi matin à Dunkerque © USLD
Sa première rencontre avec la presse était très attendue. Nommé officiellement entraîneur de l’Union sportive du littoral de Dunkerque (USLD) samedi, Fabien Mercadal a tenu sa première conférence de presse ce lundi matin en compagnie du président Jean-Pierre Scouarnec.
 
Conférence de presse du 18 mai 2020

Sur son retour à Dunkerque. Fabien Mercadal, rappelons-le, a entraîné l’USDL de 2012 à 2016 avec une certaine réussite puisque le club, avec lui, a joué les premiers rôles en National. « Ce n’est pas vraiment un retour puisque je réside à Dunkerque depuis quelques mois » (NDLR : il entraînait le Cercle de Bruges depuis octobre 2019, d’où son installation à Dunkerque. Mais il a été limogé en cours de championnat).

« Dans un premier temps, j’ai été surpris quand j’ai reçu le coup de téléphone du président Scouarnec. J’ai mûri ce qu’il m’a proposé. Evidemment, j’ai faim, j’ai besoin de reprendre et je suis fier de pouvoir entraîner Dunkerque car au-delà d’être un beau challenge, c’est aussi pour moi un club de cœur ».

Sur l’objectif maintien. « Le maintien, en soi, ce n’est pas un objectif. On va essayer de faire le mieux possible. D’abord en respectant cette Ligue 2. Ce n’est pas le même championnat, et on sait qu’il est difficile. Mais il ne faut pas s’interdire de rêver. Sur un plan structurel, pour le club, si on est encore en Ligue 2 la saison suivante, ce sera une bonne chose ».

Sur sa connaissance du club. « Pour moi, c’est un gain de temps ; pour le club aussi. J’ai eu l’occasion de contacter plusieurs fois Benjamin » ( NDLR : Rytlewski, son adjoint, qui a entraîné l’USDL de façon intérimaire avant l’arrivée de Claude Robin) « pour parler du recrutement, et de la reprise avec Nicolas Buteau (le préparateur physique). Déjà, nous n’avons pas eu besoin de nous présenter. Avec Nico, j’ai travaillé durant 10 ans. Avec Benjamin 4 ans. Evidement nous nous connaissons bien et il y aura un vrai gain de temps ».
 

Apporter une touche personnelle


Le programme. Dans une interview parue sur le site du club dimanche, Fabien Mercadal avait déjà défini le programme de ces prochaines semaines. « Le programme est de dessiner les contours de l’effectif, de prolonger les joueurs que l’on souhaite garder et de recruter comme chaque saison en respectant ce qui avait été fait par le club avant. Le recrutement l’an dernier a été bon, notamment grâce au travail de Kévin (Lesportes ndlr). On va donc s’appuyer sur ce qui avait été prévu par le club avant mon arrivée, en mettant peut-être une touche personnelle sur quelques éléments. L’idée est de renforcer l’équipe, de l’améliorer, lui donner encore un peu plus de personnalité Ligue 2 et ne pas perdre cet état d’esprit que j’ai trouvé magnifique et qui a fait la différence. On va essayer de faire tout cela en respectant les joueurs qui ont participé à cette accession particulière, qui n’a pas pu être fêtée. » 

Dans cette conférence de presse matinale, Jean-Pierre Scouarnec est revenu sur ce changement d’entraîneur quelque peu inattendu. « Même si nous avons entendu d’autres candidats, Fabien nous a paru un choix évident. D’abord parce qu’il connaît la maison, et que nous le connaissons bien aussi. Donc, tout va bien, sans mauvais jeu de mot… »

Sur le départ de Claude Robin, le président de l’USDL a répété ce qu’il nous avait confié dans une interview vidéo vendredi. «  A partir du moment où on se sépare d’un entraîneur, c’est difficile sur le plan humain. J’ai connu cette situation avec Didier Santini, et Claude la semaine dernière (…) On peut dire que ce n’est pas humain de faire cela. Mais à un moment, l’institution est plus forte. La négociation a duré suffisamment longtemps pour qu’à un moment on dise : on s’arrête ». Les deux parties ne sont effectivement pas parvenues à s’entendre pour une prolongation du contrat de Claude Robin, qui se terminait le 30 juin.

Le président dunkerquois s’est aussi exprimé sur l’avenir du club après cette accession. « Cela fait 24 ans que l’on attendait cela. Le travail accompli depuis 6 ans nous a permis d’avancer plus rapidement pour arriver aujourd’hui en Ligue 2. Pour quoi qui a pris le club avec cette mission-là, c’est le sentiment du devoir accompli. Mais ce n’est pas un aboutissement. Le fait de monter en Ligue 2, c’est bien. Mais ce qui compte, c’est d’y rester longtemps, et pourquoi pas, pour un nouveau bail de 30 ans » (NDLR : l’USDL est resté en 2è division de 1966 à 1996).

«  Nous avons un projet sportif. Il nous faut à minima rester en deux ou trois ans en Ligue 2, pour pouvoir se stabiliser et avancer dans ce projet sportif. A partir de là, connaissant les qualités de Fabien, cela pourra se faire ».
                                              

Un budget de 7,5 millions d’euros


Interrogé sur les perspectives de la prochaine saison, Jean-Pierre Scouarnec n’a pas nié qu’il y a … « de fort doutes. Avec le montant des droits de Télévision et aussi le déplafonnement de la Ligue 2, on ne sait pas le montant qu’on aura. Le budget que nous avons préparé est prêt. Il a été monté d’après ce qui s’est passé les saisons précédentes. On ne pourra donc avoir qu’une bonne surprise… On ne sait pas non plus si la reprise se fera avec ou sans public. Mais je peux quand même annoncer que nous aurons un budget de 7 ou 7,5 millions d’euros. C’est un budget d’accédant, avec une masse salariale qui permettra d’assoir le club non pas sur le fait de jouer une 15è, une 16è ou une 17è place, mais comme le dit Fabien, on ne s’interdit pas de rêver… »

Rêver : sur ce point déjà, le président et l’entraîneur sont sur la même longueur d’ondes.



 
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