Grande-Synthe : 600 migrants évacués du camp du Puythouck, une troisième opération en moins de deux mois

Le nombre de migrants a été revu à la baisse par la préfecture, qui envisageait à l'origine de "mettre à l'abri" 1800 personnes.

Le camp du Puythouck,  à Grande-Synthe (Nord) est à nouveau évacué ce mardi 23 octobre. Près de 700 forces de l'ordre (gendarmes et CRS) sont sur place, ainsi que le préfet du Nord. Cette opération de "mise à l'abri", selon les mots de la préfecture du Nord, a été lancée à 8 heures.
 
>> Corinne Péhau et Flavien Bellouti

Elle visait à l'origine à évacuer 1800 migrants et n'en a finalement pris en charge que 600, "orientés vers des structures d’accueil dans les régions Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France et Grand Est" selon un communiqué.
 
 

1800 migrants à Grande-Synthe


La préfecture, qui évoque une "opération à caractère humanitaire" selon un communiqué, s'est déroulée dans le calme et devrait se poursuivre ce mardi après-midi.
 

France 3 Nord Pas-de-Calais

Près de 700 policiers et gendarmes étaient à Grande-Synthe (Nord) ce matin pour "mettre à l'abri" près de 1800 migrants, dont beaucoup de familles. La sixième évacuation en cinq mois.


"Ça fait 20 ans qu'ils procèdent comme ça, ils n'ont toujours pas compris qu'il fallait mettre en place de la prévention, des solutions, ils ne sont que dans la répression" déplore Jean-Claude Lenoir, de l'association Salam. Il précise que beaucoup de migrants informés de l'opération étaient déjà partis ce matin, "mais demain, beaucoup seront revenus".

Le nouveau ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sera à Grande-Synthe ce mardi après-midi. Après avoir visité la zone du Puythouck, il se rendra au commissariat de Dunkerque.
 
 

Sixième évacuation en cinq mois


C'est la troisième opération de ce type depuis le début du mois de septembre, la sixième en cinq mois  Le 28 septembre, déjà, 271 personnes avaient été ainsi "mises à l’abri", essentiellement des familles et des personnes fragiles. Le 6 septembre, c’étaient 550 migrants qui étaient évacués, dont près d’un tiers de familles.

Après les deux précédentes évacuations, les migrants – en majorité des kurdes irakiens – ont ensuite afflué de nouveau vers Grande-Synthe pour pouvoir passer au Royaume-Uni.