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Hantay : une vingtaine de militants se rassemblent contre les combats de coqs

Les manifestants sont venus dénoncer la souffrance des coqs envoyés au combat / © Xavier Hoghe
Les manifestants sont venus dénoncer la souffrance des coqs envoyés au combat / © Xavier Hoghe

Une vingtaine de personnes se sont mobilisées aujourd'hui à Hantay pour demander l'interdiction des combats de coqs. A l'appel de l'association Lille Animal Save, elles demandent la fin de cette tradition, toujours bien présente dans les Hauts-de-France

Par Sami Sadik

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant un gallodrome à Hantay (Nord) pour demander l'abolition des combats de coqs. La pratique est encore très présente dans le Nord-Pas-de-Calais où plus de 800 "coqueleurs", les éleveurs de coqs, sont encore en activité. selon un documentaire sur le sujet diffusé lundi sur France 3. L'association Lille Animal Save, à l'initiative du rassemblement, demande l'interdiction immédiate de cette pratique.

"Les coqs sont souvent contenus dans de petites cages, soumis à beaucoup de stress. Souvent, l'un des coqs se soumet à l'autre, il est blessé ou gravement blessé, et peut être tué après le combat", dénonce Sarah, cofondatrice de Lille Animal Save, une association pacifiste mobilisée contre la souffrance animale.
 


Déjà une mobilisation en mars


L'association, fondée en février, avait déjà organisé une action devant le gallodrome d'Hantay en mars. "La première fois, on a pu parler à des coqueleurs mais je ne pense pas qu'ils aient changé d'avis. Aujourd'hui, c'était plus compliqué, on n'a pu parler qu'à un coqueleur", raconte Sarah. L'étudiante en licence d'anglais n'a pas choisi Hantay au hasard. L'autre cofondateur de l'association, Olivier, passait régulièrement devant ce gallodrome.

"J'ai été choquée d'apprendre qu'il y avait encore des combats de coqs et la plupart des participants aujourd'hui l'ont appris quand on a créé l'événement. On a le sentiment que c'est quelque chose de caché, qui se fait à l'écart, et c'est injuste car les animaux souffrent", dénonce Sarah.
 
Les militants de la cause animale demandent la fin de l'exception légale autorisant les combats de coq / © Xavier Hoghe
Les militants de la cause animale demandent la fin de l'exception légale autorisant les combats de coq / © Xavier Hoghe


Une pratique qui reste légale


Très critiquée, la pratique reste cependant légale. Une loi de 1968 fixe deux exceptions à l'interdiction de faire subir des sévices graves aux animaux : les combats de coqs et la corrida dans les régions où il existe une "tradition ininterrompue" de ces pratiques. Une approche qui a fait son temps selon les participants.

"L'esprit de la loi était de faire en sorte que la pratique s'éteigne progressivement, mais au lieu d'attendre nous demandons l'interdiction immédiate de ces combats de coqs", déclare Antoine Stathoulias, candidat sur la liste du Parti animaliste aux élections européennes, et présent à Hantay.

"Il est interdit de créer de nouveaux gallodromes mais de nouvelles générations continuent les combats de coqs", abonde Sarah. Pour le Parti animaliste, qui soutenait l'action, le rassemblement était aussi un moyen de se faire connaître à trois semaines des élections européennes.

"Cela nous permet de montrer que nous pouvons servir à quelque chose puisque nous sommes un parti politique et qu'il faudra passer par la loi pour faire interdire les combats de coqs", explique Virginie Chauchoy, référente Nord de la formation et également candidate aux européennes.

Lille Animal Save prévoit d'organiser un événement tous les mois pour dénoncer la souffrance animale et n'exclut pas de revenir devant un gallodrome, à Hantay ou ailleurs.

 

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