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Linselles : une plaque et une médaille pour les deux otages tués au Mali

© France 3
© France 3

Le président de la République a reçu les familles de Vincent Delory et Antoine de Léocour, ce mercredi. Il leur a promis une plaque à l'ambassade de France de Niamey et une médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme. 

Par Hélène Tonneillier

Il y a 6 ans, alors qu'Antoine s'apprêtait à se marier, au Niger, lui et son ami Vincent ont été enlevés par un groupe terroriste (Al Qaïda au Maghreb Islamique). L'armée française est intervenue au plus vite et a tiré sur le véhicule des terroristes qui fuyaient vers le Mali. Antoine a, alors, été abbatu d'une balle en pleine tête par un djiadiste, alors que Vincent a péri dans l'explosion du véhicule. L'autopsie a aussi révélé qu'il avait été blessé par des tirs français.

Depuis des années, la famille de Vincent réclame la vérité et la reconnaissance qu'il a été tué pour "raison d'état", "sacrifié" pour la France. L'intervention de l'armée étant rare dans des cas d'enlèvement, comme celui-là. Ils auraient souhaité que les jeunes gens reçoivent la légion d'honneur à titre posthume, mais François Hollande leur a expliqué que la demande n'avait pas été faite dans les temps et qu'il était désormais impossible de leur donner. Cette plaque à Niamey et la médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme sont, donc, une petite satisfaction mais "pas à la hauteur de leurs attentes".

La semaine dernière, une plaque a été dévoilée aux Invalides en l'honneur de Vincent et Antoine, victimes du terrorisme, mais aucune autre mention n'a été faite et la cérémonie s'est déroulée en catimini. Une déception pour Annabelle Delory, la soeur de Vincent, qui n'a pas pu y assister. 

Un rendez-vous en demi-teinte

Aves ses parents, ils attendaient ce rendez-vous présidentiel depuis 18 mois. Et pour eux, le résultat est en "demi-teinte". "Le président ne reconnait pas la responsabilité de l'Etat, mais ne la conteste plus, non plus" explique-t-elle. Il reconnait qu'ils n'ont "pas été traités comme les victimes du terrorisme" qu'ils sont. Mais Annabelle va plus loin, par rapport aux victimes d'attentat, elle estime que son frère, lui, est décédé des conséquences "d'une décision directe de l'Etat." et aimerait la reconnaissance de ce caractère spécifique.

Son seul recours désormais, c'est d'attaquer l'Etat en justice mais la procédure est longue et coûteuse...

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