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Lille tente d'innover pour faciliter l'accession à la propriété des classes moyennes

Image d'illustration. / © MaxPPP
Image d'illustration. / © MaxPPP

La mairie de Lille a annoncé la mise en place mardi d'un Organisme foncier solidaire (OFS), un dispositif original ayant comme objectif de faciliter l'accession à la propriété des classes moyennes et populaires et de lutter contre la spéculation.

Par AFP

Les futurs acquéreurs pourront acheter leur bien "mais le sol restera la propriété d'un organisme à but non lucratif (l'OFS)", alors que le foncier peut représenter dans les zones tendues "le quart du prix" d'achat, a expliqué lors d'un point presse Audrey Linkenheld, députée socialiste du Nord et conseillère municipale en charge du plan lillois de l'Habitat. "On a souvent l'habitude de penser d'un côté au logement HLM et de l'autre au logement libre, en oubliant qu'on peut être d'une classe populaire et moyenne et ne pas souhaiter être locataire mais propriétaire", ajoute-t-elle.

Prix inférieur à 2100 euros le m2

Dans cette phase expérimentale, 13 logements situés dans le centre-ville seront commercialisés en mars et pourraient être occupés par les futurs acquéreurs à horizon 2020. Ils seront proposés à un prix n'excédant pas les 2 100 euros du m2, bien en-dessous du marché. Pour être éligible à ce dispositif, les acquéreurs ne devront pas bénéficier de ressources supérieures à 44 000 euros annuels. Ils devront également s'acquitter d'une redevance correspondant au loyer du sol, versé à l'OFS, équivalent à un euro du m2 par mois, soit 65 euros pour un 65 m2.

Une fois le bien acquis, le propriétaire ne pourra le revendre qu'à un acquéreur répondant à des critères de ressources. La Ville de Lille, la Fondation de Lille (une structure de solidarité reconnue d'utilité publique et créée en 1997) ainsi que la Fédération des promoteurs immobiliers et, à partir de juin, la Métropole européenne de lille (MEL) seront membres de l'OFS.

Des exemples en Belgique et aux Etats-Unis

Ce dispositif, qui se pratique dans d'autres pays comme en Belgique ou aux Etats-Unis, doit permettre que le logement reste "occupé par des gens d'une certaine catégorie sociale et en particulier cette classe moyenne", a expliqué Mme Linkenheld. La Ville propose déjà 2 000 logements en accession à la propriété avec des prix en dessous du marché et des conditions de ressources pour les acquéreurs. Mais ce système pose problème au moment de la revente, avec un bien qui revient généralement au prix du marché. "On ne revoyait plus la couleur de cet argent public au moment de la revente avec potentiellement une plus-value", a ajouté la députée.

Le 1er février, la capitale des Flandres avait été la première ville de province à adopter l'encadrement des loyers, pour freiner les fortes hausses constatées.

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