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Annulation de la braderie : les Lillois partagés entre déception et compréhension

Les Lillois partagés entre compréhension et déception après l'annulation de la braderie 2016
Dah Magassa, Jean-Marc Vasco

Après l'annonce de l'annulation de l'édition 2016 de la braderie, les Lillois que nous avons rencontrés sont partagés entre déception et compréhension.

Par France 3 Nord Pas-de-Calais

"Je pense que nous devons suspendre la braderie 2016". L'annonce de Martine Aubry ce vendredi en conférence de presse d'annuler la braderie cette année a pris de court les Lillois.

Il faut dire que chaque année, et sans interruption depuis 1944, la ville accueille de très nombreux "bradeux" dans ses rues. Entre 1 à 2 millions ces dernières années.

"J'y vais tous les ans, je ne pensais pas qu'ils allaient l'annuler", indique cette jeune femme qui vient d'apprendre la nouvelle. 

Dans les rues de Lille, les réactions sont partagées. Il y a d'abord les compréhensifs : "ça doit être décevant pour tous ceux qui ont l'habitude de venir, mais bon à circonstances exceptionnelles, décision exceptionnelle."

Cet autre homme accepte aussi la décision d'annuler : "Je trouve ça bien justement au niveau de la sécurité, parce que sécuriser un site pareil c'est très compliqué. Autant ne pas mettre la vie des gens en danger."

"C'est inciter à la peur"

Mais d'autres regrettent cette décision. Cette femme rappelle l'histoire de la braderie : "elle existe depuis le Moyen-âge, et je pense que depuis cette époque il y a pu y avoir plein de choses difficiles, mais on a bravé tout ça !"

Cette autre passante est plus remontée. Pour elle, "c'est donner raison aux terroristes, inciter à la peur. On joue leur jeu."

La maire de Lille a justifié sa décision en indiquant que "ce n'était pas un problème de responsabilité pénale, mais un problème de responsabilité morale." Lors de sa conférence de presse, elle a précisé : "L'Etat était prêt à nous apporter des moyens pour assurer une sécurité maximale [...] Je crois pouvoir dire qu'on a vraiment tout fait, mais il y a des risques que nous n'arrivons pas à réduire."

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