Ligue 1 : pourquoi le LOSC tourne au ralenti

La défaite du LOSC contre Nîmes (1-2), dimanche en Ligue 1, a confirmé les difficultés actuelles de l’équipe de Christophe Galtier, moins brillante depuis deux mois et désormais deuxième du Championnat.

Burak Yilmaz, ici face à Nîmes, a manqué au LOSC pendant deux mois à cause d'une blessure au mollet.
Burak Yilmaz, ici face à Nîmes, a manqué au LOSC pendant deux mois à cause d'une blessure au mollet. © François Lo Presti/AFP

Une dynamique et des résultats en berne

La course au titre en Ligue 1 est excitante, alléchante, indécise, et les vérités d’une journée sont balayées la semaine suivante. Leader avant cette 30e journée, le LOSC sortait d’un nul solide à Monaco (0-0) et avait l’occasion, face à Nîmes, 19e, de mettre la pression sur Lyon et le PSG, qui s’affrontaient quelques heures plus tard.

Plutôt qu’avancer, le LOSC, qui s’est fait chiper la place de leader par le PSG, tombeur de Lyon (4-2), a pris une grosse claque en perdant contre Nîmes (1-2), qui lutte pour le maintien, et confirmé ses difficultés du moment. Le LOSC n’a gagné que deux de ses six derniers matches en championnat (4-1 contre Lorient, 2-0 contre Marseille), ce qui dessine un vrai ralentissement après dix victoires en douze matches entre le 6 décembre et le 7 février.

Lille reste sur une défaite, gagne moins, et peine dans le jeu. En Ligue 1, donc, mais aussi en Coupe où il a été sorti en Ligue Europa (1-2 ; 1-2 contre l’Ajax Amsterdam) et en Coupe de France (0-3, face au PSG).

Un LOSC fatigué...

Le rythme est infernal, et peut expliquer en partie le coup de mou lillois. Depuis le 6 janvier, le LOSC a joué 18 matches : 13 en Ligue 1, 3 en Coupe de France et 2 en Ligue Europa. Le LOSC peine physiquement, ce qu’avait confirmé son entraîneur Christophe Galtier avant le choc perdu face au PSG en huitièmes de finale de la Coupe de France. "C’est le 13e ou 14e match d’une série, donc il y a de la fatigue."

L’usure physique et mentale est la conséquence d’un rythme fou, d’une équipe qui tourne peu et se repose sur un groupe de 18-20 joueurs mais aussi d’une saison où le LOSC joue tout à fond et ne calcule pas, quitte à tout perdre.

Et moins inspiré...

Par-delà les résultats et son rythme sinusoïdal depuis un mois et demi, le LOSC joue moins bien. Il trouvait sa force dans la qualité de son jeu, sa solidité, son côté clinique, et c’est comme si tout s’était un peu envolé depuis quelques semaines. "Avec les enchaînements de matches, notre qualité de jeu s’est affaiblie, a reconnu l’entraîneur des Dogues après la défaite contre Nîmes. On a moins de précision, moins de justesse technique, moins de qualité dans la finition."

"Avec les enchaînements de matches, notre qualité de jeu s’est affaiblie. On a moins de précision, moins de justesse technique, moins de qualité dans la finition."

Christophe Galtier, entraîneur du LOSC

Christophe Galtier concède que son équipe n’est plus aussi brillante et enthousiasmante qu’il y a deux mois, et cette affirmation se retrouve aussi dans le niveau de ses individualités : Yusuf Yazici enchaînait les buts (14 buts cette saison, mais seulement 3 en 2021) et marque le pas, Burak Yilmaz revient seulement après deux mois de blessure et Jonathan Bamba n’est plus le facteur X qu’il était.

"Est-ce que la marche est trop haute ? Est-on capable de supporter cette pression ?", se demande Christophe Galtier. Le choc face au PSG, le 3 avril, donnera quelques éléments de réponse sur la fin de saison du LOSC.

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