"On veut un avion !" : Plus de 300 passagers de deux vols entre Lille et Figari bloqués par d'importants retards

Certains attendent toujours dans l'incertitude de savoir s'ils vont embarquer pour un vol de Lille-Lesquin à Figari avec la compagnie Volotea.
La compagnie Volotea accuse un retard de 14 à 24 heures pour des vols entre Lille et Figari.
La compagnie Volotea accuse un retard de 14 à 24 heures pour des vols entre Lille et Figari. © PHILIPPE HUGUEN / AFP

C'est un cafouillage dont les passagers auraient pu se passer. Ce samedi 31 juillet à 7h55, plus de 150 personnes tentent d'embarquer de Figari à Lille avec la compagnie Volotea pour une arrivée à 10 heures. A la même heure, 1500 kilomètres plus loin, à Lille-Lesquin, 150 autres passagers enregistrent leurs billets en vue d'un vol en sens inverse pour 10 heures et une arrivée à midi. Finalement, personne ne partira à l'heure.

A Figari, l'embarquement est d'abord retardé. Un problème technique est évoqué, on dit que l'avion aurait pris la foudre, mais les heures passent et le technicien n'arrivera jamais sur place. Les passagers sont alors emmenés dans trois bus... à l'aéroport de Bastia Poretta. Trois heures de trajet et 148 kilomètres plus tard, "pour au final dire qu'il n'y a pas d'avion", écrit un utilisateur de Twitter. Mais l'attente se poursuit au cours de la journée. Des familles avec enfants en bas âge patientent dans l'incertitude. 

A Lille, le vol prévu pour Figari est successivement reporté d'une heure, puis de deux, "avec, en fin d'après-midi, plus aucune information sur le report, explique Laurent Degroote, un passager. On ne savait pas s'il allait avoir lieu ou pas." Car l'avion qu'il devait prendre est celui que les passagers de Figari, désormais à Bastia, attendent. On ne sait plus où donner de la tête : le vol Figari-Lille est annoncé comme annulé sur place. A l'aéroport Lille-Lesquin, un retard est affiché. Les informations se contredisent. Les heures passent sans qu'une solution ne soit trouvée. Seule consolation : quelques bons d'achat offerts par la compagnie pour manger sur place. Les passagers, eux, perdent progressivement patience, jusqu'à ce qu'une manifestation s'improvise à l'aéroport de Bastia. 

A 21 heures, toujours bloqués à Bastia, les passagers attendent d'avoir un créneau sans certitude. L'aéroport de Lesquin "ferme en théorie à 23h", explique un internaute sur Twitter. "Aucune excuse, aucune information de Volotea", s'insurge un autre. Ce n'est finalement qu'à 22 heures qu'un avion est affrété pour embarquer les passagers, qui arrivent deux heures plus tard à l'aéroport de Lille-Lesquin. Problème : une autre centaine de passagers attend le vol inverse.

"On devait prendre le vol à minuit, arriver à deux heures du matin à Bastia puis prendre un bus jusqu'à Figari et arriver à cinq heures", poursuit Laurent Degroote. Le vol n'aura finalement pas lieu car l'aéroport de Bastia est fermé. Les passagers doivent passer la nuit chez eux ou à l'hôtel en attendant le lendemain. 

Ce n'est qu'à 22 heures, soit 14 heures plus tard, qu'un avion a décollé de Bastia pour Lille.
Ce n'est qu'à 22 heures, soit 14 heures plus tard, qu'un avion a décollé de Bastia pour Lille. © @david_wilmotte / Twitter

24 heures plus tard, "on a eu l'information qu'on aurait un vol à 18 heures ce dimanche 1er août, mais rien n'est affiché", s'inquiète Laurent Degroote. Les passagers se retrouvent alors à 15 heures à l'aéroport de Lesquin aujourd'hui pour enregistrer leurs billets et découvrir ce qui les attend : le vol initialement prévu pour Figari à 18 heures est de nouveau reporté à 21h45... à Bastia ! "Il y a un problème immense avec la compagnie Volotea", lance un passager excédé. Certains ont décidé de voler de leurs propres ailes et de trouver un autre itinéraire. 

Mais les clients de Volotea n'ont pas dit leur dernier mot et ont prévu "d'engager une démarche collective". Ce n'est pas la première fois que la compagnie accuse des retards aussi importants. Il suffit d'aller faire un tour sur les réseaux sociaux pour constater que de nombreux vols font face au même problème. A Nantes par exemple, un avion pour Malaga avec à son bord 180 passagers a décollé avec plus de 30 heures de retard ce dimanche 1er août.

 

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