Retour du masque à l'école, jauges, taux d'incidence... Le Nord pas encore sorti du covid-19

Dans le Nord, mais aussi dans le reste de la France et en Europe, on assiste à une hausse des contaminations de covid-19. En conséquence, des restrictions déjà levées sont réinstaurées.

Nous sommes loin des chiffres atteints lors de la deuxième ou la troisième vague, mais le covid-19 connaît ces dernières semaines un rebond suffisant pour être remarqué dans le Nord, en France et même dans toute l'Europe. Début octobre, pourtant, les indicateurs étaient encourageants. Passé sous la barre des 50 cas pour 100 000 habitants pendant deux semaines consécutives, le département du Nord a pu annoncer aux familles la fin du masque pour les écoliers.

Le retour des restrictions dans le Nord

Mais le 31 octobre, le taux d'incidence dans le Nord remonte à 72,7 et reste dans les hauteurs. Le 3 novembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal annonce que le Nord fait partie de la liste des départements où le port du masque à l'école doit être réinstauré. La récré aura été de courte durée : deux semaines, sans compter les vacances de la Toussaint. 

L'assombrissement des indicateurs a également eu un autre effet, le retour de la jauge dans les salles de spectacle, de concert et de danse où le public est debout, impliquant de grands établissements du département comme le Zénith de Lille. 

Les contaminations de covid progressent en Europe

Depuis, le taux d'incidence continue depuis de grimper : selon Covid Tracker, il était de 94 le 8 novembre. La mutation L452R (portée principalement par le variant Delta, mis au jour en Inde) représente à présent 97% des contaminations. Si l'on est très loin de l'engorgement, encore 25% de lits de réanimation sont occupés par des patients atteints du covid-19 dans les hôpitaux du Nord. 

Cette aggravation s'observe un peu partout en Europe. La Belgique, par exemple, fait face à une flambée du nombre de cas. "Entre le 25 et le 31 octobre, 7 758 nouvelles infections au coronavirus ont été détectées en moyenne chaque jour, soit une hausse de 36% par rapport à la semaine précédente" selon la RTBF, rapporte France Info. Chez nos voisins, cette hausse est en partie attribuée au relâchement des gestes barrières et des mesures sanitaires. 

Chez nous, une explication complémentaire est avancée par le ministre de la Santé Olivier Véran, simplement celle de l'avancée de l'hiver : "Il fait froid dehors, c’est plus humide, comme tous les virus respiratoires [le covid-19] circule plus, on s’y attendait" a commenté Olivier Véran, qui ne veut pas alarmer. "Il n’y a pas d’augmentation des hospitalisations comme à l’automne dernier car la population est massivement vaccinée", a-t-il poursuivi. 

L'exécutif mise toujours sur la vaccination

France Inter le note, cette hausse tout de même surveillée des contaminations va de pair avec une diminution des tests, puisque pour inciter à la vaccination, ceux-ci sont devenus payants pour les personnes majeures non-vaccinées. Avec ce résultat : "379.000 tests le vendredi 15 octobre, jour de la fin de la gratuité systématique des tests, contre environ 700.000 les vendredis précédents."

Ce 9 novembre, Emmanuel Macron devrait s'adresser aux Français à 20h, un rôle qu'il avait laissé à d'autres assez tôt dans la crise sanitaire, se réservant 8 interventions en deux ans. Un Conseil de défense sanitaire s'est tenu dans la matinée pour débattre de l'incitation à une troisième dose pour les Français les plus fragiles ou exposés. L'exécutif espère, via le rappel vaccinal, éviter une nouvelle vague. A ce stade, seules 3,4 millions des 7,7 millions de personnes éligibles ont été revaccinées. La piste la plus évoquée, celle de conditionner la dose de rappel au maintien du passe sanitaire, "est sur la table"

Cependant, le discours d'Emmanuel Macron ne concernera pas que le rebond de l'épidémie, puisque le Président - et potentiellement futur candidat - évoquera également les priorités de la fin de son mandat.