Lutte contre les rodéos urbains : une mission confiée à la députée du Nord Catherine Osson

Christophe Castaner a annoncé lundi avoir confié à deux élues LREM, dont Catherine Osson, députée de la 8e circonscription (Roubaix-Wattrelos), la mission d'élaborer un nouveau plan de lutte contre les rodéos urbains, qui ont perduré en dépit du confinement. 

Image d'illustration.
Image d'illustration. © MAXPPP
Durant le confinement, les rodéos ne se sont pas arrêtés. Selon le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, "les interventions pour des faits de rodéos urbains ont augmenté de 15%". Il a tenu à préciser qu'il ne s'agissait "pas nécessairement d'une hausse du nombre de rodéos mais d'un changement des pratiques: les rodéos en groupes plus importants, comme une bravade supplémentaire à la loi, se sont multipliés". 

Le ministre a alors annoncé ce lundi la mise en place d’un nouveau plan d’action « plus ambitieux » contre les rodéos urbains. Il a confié l’élaboration de ce projet à deux élues LREM dont Catherine Osson, députée de la 8e circonscription (Roubaix-Wattrelos).
   

“Dans la rue, c’est un bazar infini” 


Interviewée par France Bleu Nord ce mardi, la député nordiste a elle-même constaté ces pratiques dans sa circonscription : “J’ai été sollicitée par mes concitoyens (...) qui me disent ‘Mais Madame, nous sommes confinés et dans la rue, c’est un bazar infini. Il y a un engin motorisé qui nous casse les pieds”. 
 

Prison ferme et 30 000 euros d’amende 



Catherine Osson n’a pas été choisie au hasard. La députée LREM était déjà initiatrice de la loi anti-rodéo, votée en 2018. Depuis, le rodéo urbain est un délit passible de deux ans de prison ferme et de 30 000 euros d'amende, ce qui a donné une base légale aux forces de l'ordre pour intervenir dans ce domaine.

Malgré ces mesures, le phénomène perdure. Pour Catherine Osson, “la délinquance s’adapte toujours aux politiques de répression, et il y a une défiance envers nos forces de l’ordre qui s'accroît, le tout alimenté par les réseaux sociaux.” Mais le problème viendrait aussi de la justice : “Cette loi de 2018 a créé un délit qui n’existait pas, a permis l’emprisonnement, l’imposition d’amende. Il y a tout ce qu’il faut pour condamner lourdement les gens dans cette loi, sauf que dans les tribunaux, on n’utilise pas tout son potentiel répressif, on constate un décalage par entre les décisions de justice et ce qu’on en attendait quand on a légiféré”.

Le ministre a annoncé un travail de prévention à mettre en oeuvre en lien "avec les collectivités et les associations" et la nécessité d'impliquer "plus et mieux les polices municipales" et "d'oeuvrer plus étroitement encore avec la justice".

 
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