Plus de 11 000 armes abandonnées dans les Hauts-de-France, l'Etat réussit sa collecte

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Écrit par Anas Daif .

Dans les Hauts-de-France, pas moins de 11 000 armes ont été collectées dans une opération nationale d'abandon simplifié qui s'est tenue du 25 novembre au 2 décembre 2022. Passé cette date, il est toujours possible de le faire auprès des autorités.

L'opération nationale d'abandon simplifié d'armes à l'Etat s'est tenue sur l'ensemble du territoire national du 25 novembre au 2 décembre 2022. Et elle a rencontré un vaste intérêt de la part des Français.

Pour rappel, celle-ci offrait la possibilité "aux usagers de se dessaisir simplement de leurs armes ou de les conserver légalement" en s'enregistrant sur une base de données.

A l'échelle nationale, 150 000 armes, dont 140 000 armes à feu, ont été abandonnées à l'Etat. 50 000 armes ont été enregistrées dans le système d'information sur les armes (SIA). De plus, près d'un million de "munitions et de projectiles" ont été collectés, "contribuant à la diminution du risque de violences intrafamiliales, d'incidents domestiques ou de vols". 

Plus de 11 300 armes et 263 000 munitions collectées dans les Hauts-de-France

Dans la région des Hauts-de-France, les cinq préfectures ont réussi à collecter 11 300 armes et 263 000 munitions. Par ailleurs, plus de 2300 armes ont été enregistrées légalement dans le fichier SIA. 

Dans le département de l'Oise, l'opération s'est tenue au sein des brigades de gendarmerie de Catenoy et du Coudray-Saint-Germer. En tout, 1132 armes et 53 652 munitions ont été abandonnées. 155 armes ont également été enregistrées dans les comptes SIA et 74 comptes ont été créés. La Somme, quant à elle, a collecté 1189 armes et 40 475 munitions. 129 comptes ont été créés dans le SIA. L'opération a pu mener à "l'enregistrement et la détention légale de 381 armes". 

Du côté du Pas-de-Calais, 3497 armes et 53 048 munitions ont été collectées. Le chiffre monte à 4500 armes et 90 000 munitions dans la préfecture du Nord. 

Enfin, dans l'Aisne, "1025 armes ont été abandonnées à l'Etat" dans la brigade de gendarmerie de Vervins et au commissariat de police de Soissons. Parmi elles, on compte 818 armes longues, des fusils, et 25 896 munitions. 196 comptes ont été créés sur le SIA avec l'aide d'agents de la préfecture et 535 armes y ont été enregistrées. 

Quel que soit son mode d’acquisition (achat, héritage, découverte), la possession d’une arme est encadrée par la loi. La première obligation est de la déclarer aux services de l’État, en l’enregistrant dans le système d’information sur les armes (SIA) selon sa catégorie. La seconde, c’est de la conserver dans les conditions réglementaires de sécurité.

Préfecture de l'Oise

L'abandon d'armes non déclarées possible toute l'année

Les préfectures précisent qu'au-delà de cette opération nationale, "l'abandon des armes non déclarées reste possible toute l'année auprès des services de police et de gendarmerie".

L'enregistrement demeure également possible "auprès des forces de l'ordre" et celui-ci est obligatoire dans le système d'information sur les armes. Les personnes qui rencontrent des difficultés pour le faire peuvent aussi s'adresser aux "points d'accueil numérique en préfecture" ou dans les espaces France service. 

L'enregistrement d'une arme héritée est aussi possible "au moins jusqu'à l'été 2023, en créant un compte sur le site internet" du Système d'information sur les Armes. La création d’un compte personnel avant le 1er juillet 2023 est obligatoire si vous souhaitez conserver le droit de détenir ces armes au-delà de cette date.

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