Le Racing se refait une santé au Stade Pierre-Mauroy

Le Racing 92, après deux semaines marquées par l'épisode de la fusion avortée avec le Stade Français, s'est imposé de justesse samedi (27-24) contre Clermont lors de la 22 journée du Top 14, délocalisée dans le Nord.

Le Racing absorbe Clermont 27-24.
Le Racing absorbe Clermont 27-24. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Grâce à ce succès à Villeneuve-d'Ascq au Stade Pierre-Mauroy devant près de 32.000 spectateurs, le champion de France en titre met fin à une mauvaise passe après deux défaites de rang (10-19 à Grenoble et 15-38 contre La Rochelle) et un projet de fusion avec le club parisien qui a mis le rugby français en ébullition et créé des remous dans ses propres rangs.

Si le Racing demeure encore à distance de la 6e place, la dernière qualificative, ce succès lui permet "de rester en vie", dixit l'entraîneur Laurent Labit, alors que reste en suspens le sort de son match prévu à Montpellier samedi dernier et reporté par la Ligue avant que la Fédération n'annule cette décision. "On parle des valeurs du rugby, on verra l'état d'esprit et la solidarité des autres clubs et s'ils veulent se qualifier par la petite ou la grande porte", a expliqué l'entraîneur Laurent Labit, faisant allusion à la possibilité de Montpellier d'empocher cinq points et le Racing d'en perdre deux.

L'ASM aurait cependant peut-être pu obtenir davantage lors d'une fin de match complètement folle qui a montré la fébrilité actuelle des Ciel et Blanc. Ceux-ci menaient ainsi 27 à 10 à la 61e minute après un essai de Juan Imhoff, avant de dilapider cet avantage. "Quand on a vu Clermont enclencher, on sait ce que peut faire cette équipe, on n'était pas sereins dans les dernières minutes", a dit M. Labit, reconnaissant que sa formation avait eu physiquement du mal à finir le match.

Car après un carton jaune adressé à Maxime Machenaud (69e) synonyme d'égalité numérique (carton rouge à Stephen Brett pour deux jaunes, 60e), la mêlée clermontoise enfonçait d'abord le paquet d'avants du Racing pour un essai de pénalité (27-17, 70e). Puis un essai d'Alivereti Raka (75) accentuait la pression sur les Franciliens, qui peuvent remercier Rémy Grosso de ne pas avoir servi Nick Abendanon, pourtant en bonne position, sur la balle de match (79e). "Si on tient le ballon, ils ne sont pas bien, on est gourmand, on veut faire des passes alors qu'il n'y a pas besoin d'en faire", a pesté l'entraîneur clermontois Franck Azéma après le match.

Mieux que l'an dernier au même endroit

Soit un dénouement inverse de celui de l'an dernier où, lors du match délocalisé du Racing dans la métropole lilloise, Toulon l'avait emporté à la sirène au bout du suspense, déjà. Il était cependant difficile d'envisager cette fin de rencontre haletante à la mi-temps, atteinte par le champion de France en titre sur le score de 20 à 0 après un essai précoce du Fidjien Leone Nakarawa (1) puis un deuxième de Chris Masoe (29).

Le résultat d'une domination outrageuse dans le sillage du virevoltant Casey Laulala, alors que les Clermontois étaient cantonnés à défendre, commettant des fautes répétées (carton jaune à Stanley, 19e). Ceux-ci refaisaient surface après le repos par un essai en force de Paul Jedrasiak
(47e), avant ces dernières minutes à suspense. Ils ont eu chaud, mais l'essentiel est là.

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