Paris-Roubaix : au terme d'une 118e édition dantesque, l'Italien Sonny Colbrelli s'impose au sprint final

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Écrit par Martin Vanlaton
Sonny Colbrelli s'impose au terme de cette 118e édition du Paris-Roubaix.
Sonny Colbrelli s'impose au terme de cette 118e édition du Paris-Roubaix. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP

174 coureurs, 258 kilomètres de course dont 30 secteurs pavés glissants et boueux. Après deux ans et demi d'attente, la 118e édition du Paris-Roubaix a eu lieu ce dimanche 3 octobre 2021. Au terme d'une lutte acharnée, l'Italien Sonny Colbrelli s'impose en 6 heures 01 minute et 47 secondes.

Certains disaient qu’ils l’attendaient plus que toute autre compétition… d’autres se demandaient comment ce retour sur les pavés hostiles du Nord allait bien pouvoir se passer.

Après 903 jours d’attente forcée suite aux différents reports et annulations à cause du Covid-19, l'édition 2021 du Paris-Roubaix masculin se tenait ce dimanche 3 octobre. 

Sonny Colbrelli devant Vermeersch et Van der Poel

Ivre de joie et de bonheur, Sonny Colbrelli a remporté le 118e Enfer du Nord en 6 heures 01 minute et 47 secondes. C’était sa première participation au Paris-Roubaix et il s’est imposé en force dans les derniers mètres au terme d’une course dantesque. Champion d’Europe en titre, l’Italien âgé de 31 ans a crevé l’écran en remportant cette classique mythique.

Il a ainsi déjoué toutes les stratégies des autres grandes formations en profitant de sa polyvalence et de son statut d’outsider. Le Belge Florian Vermeersch et le Néerlandais Mathieu Van der Poel complètent le podium. Arrivé sixième, Christophe Laporte termine premier Français.

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Paris-Roubaix : au terme d'une 118e édition dantesque, l'Italien Sonny Colbrelli s'impose au sprint final ©France 3

En tête pendant une bonne partie de la course, l'Italien Gianni Moscon (Ineos) a finalement craqué. Une crevaison, puis une chute à moins de 30 kilomètres de l'arrivée ont eu raison du coureur, qui est arrivé en quatrième position.

258 kilomètres et 30 secteurs pavés

Les 174 coureurs se sont élancés depuis Compiègne pour rejoindre le mythique vélodrome de Roubaix.

258 kilomètres à parcourir avec pas moins de 30 secteurs pavés, soit 55 kilomètres.

Après 100 kilomètres dépourvus de difficultés, les coureurs ont emprunté le premier secteur pavé entre Troisvilles et Inchy. Ils les ont ensuite enchaînés les uns après les autres jusqu’à l’arrivée.

  • 30 – Km / 96,3 – Troisvilles > Inchy – 900 m (**)
  • 29 – Km / 102,8 – Viesly > Quiévy – 1 800 m (***)
  • 28 – Km / 105,4 – Quiévy > Saint-Python – 3 700 m (****)
  • 27 – Km / 110,1 – Saint-Python – 1 500 m (**)
  • 26 – Km / 116,6 – Vertain > Haussy
  • 25 – Km / 120,9 – Vertain > Saint-Martin-sur-Écaillon – 2 300 m (***)
  • 24 – Km / 127,3 – Capelle-sur-Écaillon > Ruesnes – 1 700 m (***)
  • 23 – Km / 136,3 – Artres > Quérénaing
  • 22 – Km / 138,1 – Quérénaing > Maing – 2 500 m (***)
  • 21 – Km / 141,2 – Maing > Monchaux-sur-Écaillon – 1 600 m (***)
  • 20 – Km / 154,2 – Haveluy > Wallers – 2 500 m (****)
  • 19 – Km / 162,4 – Trouée d’Arenberg – 2 300 m (*****)
  • 18 – Km / 168,4 – Wallers > Hélesmes – 1 600 m (***)
  • 17 – Km / 175,2 – Hornaing > Wandignies-Hamage – 3 700 m (****)
  • 16 – Km / 182,7 – Warlaing > Brillon – 2 400 m (***)
  • 15 – Km / 186,2 – Tilloy-lez-Marchiennes > Sars-et-Rosières – 2 400 m (****)
  • 14 – Km / 192,5 – Beuvry-la-Forêt > Orchies – 1 400 m (***)
  • 13 – Km / 197,5 – Orchies – 1 700 m (***)
  • 12 – Km / 203,6 – Auchy-lez-Orchies > Bersée – 2 700 m (****)
  • 11 – Km / 209,1 – Mons-en-Pévèle – 3 000 m (*****)
  • 10 – Km / 215,1 – Mérignies > Avelin – 700 m (**)
  • 9 – Km / 218,5 – Pont-Thibaut > Ennevelin – 1 400 m (***)
  • 8a – Km / 223,9 – Templeuve – l’Épinette – 200 m (*)
  • 8b- Km / 224,4 – Templeuve – le Moulin-de-Vertain – 500 m (**)
  • 7 – Km / 230,8 – Cysoing > Bourghelles – 1 300 m (***)
  • 6 – Km / 233,3 – Bourghelles > Wannehain – 1 100 m (***)
  • 5 – Km / 237,8 – Camphin-en-Pévèle – 1 800 m (****)
  • 4 – Km / 240,5 – Carrefour de l’Arbre – 2 100 m (*****)
  • 3 – Km / 242,8 – Gruson – 1 100 m (**)
  • 2 – Km / 249,5 – Willems > Hem – 1 400 m (***)
  • 1 – Km / 256,3 – Roubaix – 300 m (*)

Tous les regards étaient tournés vers le secteur pavé numéro 19 : la Trouée d’Arenberg, longue de 2 300 mètres et classée cinq étoiles. Les coureurs ont également retrouvé les mythiques pavés du carrefour de l’Arbre ou de Mons-en-Pévèle.

De la pluie… 20 ans après

Côté météo, l’Enfer du Nord n’avait semble-t-il jamais aussi bien porté son nom : les pavés étaient mouillés et boueux après les pluies diluviennes qui sont tombées dans la nuit de samedi à dimanche.

Il fallait remonter vingt années en arrière pour se souvenir de telles conditions météo le jour de la course.

Pour les spectateurs au bord des routes et derrière leurs télés, le spectacle a été grandiose. Il l'a été un peu moins pour les coureurs.

"Quand c'est sec, la technique a moins d'importance, il faut surtout de la puissance et de l'endurance. Quand c'est humide, il faut gérer son coup de pédale et sa puissance pour ne pas partir à la glissade en permanence, être à l'aise pour prendre les virages qui sont tous glissants. Il ne faut pas avoir peur de la chute car, dans un Paris-Roubaix pluvieux, quasiment tout le monde va à terre".

Thierry Gouvenou, directeur de course

"Dans un Paris-Roubaix pluvieux, quasiment tout le monde va à terre, assure Thierry Gouvenou, directeur de course. Il ne faut pas avoir peur de la chute". Plus de stress, mais également plus d’abandons.

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