Le film "Roubaix, une lumière" d'Arnaud Desplechin en lice pour le prix Louis-Delluc

Le réalisateur nordiste Arnaud Desplechin est en lice pour le prix Louis-Delluc, considéré comme le Goncourt du cinéma, avec son film "Roubaix, une lumière".

Après le tapis rouge du festival de Cannes, le film "Roubaix, une lumière" d'Arnaud Desplechin fait partie, avec sept autres films, de la sélection pour le prix Louis-Delluc. Il est notamment en lice avec "Grâce à Dieu" de François Ozon, grand prix du jury à la Berlinale et "Jeanne" de Bruno Dumont, mention spéciale du jury à "Un Certain Regard" sur la Croisette. Le lauréat sera annoncé le 9 décembre lors d'une cérémonie au Fouquet's, à Paris.

Le film, tourné dans la ville nordiste, est inspiré d'un fait divers réel : la mort, le 16 mai 2002 de Micheline Demesmaeker, une septuagénaire vivant dans la courée du Pile. Dans cette fiction, Daoud (Roschdy Zem) le chef de la police locale et Louis (Antoine Reinartz), fraîchement diplômé, font face au meurtre d'une vieille femme le soir de Noël. Lors de leur enquête, ils interrogent deux voisines toxicomanes et amoureuses : Claude (Léa Seydoux) et Marie (Sara Forestier).
 
Parmi les autres films en lice pour le prix Louis-Delluc, figurent "L'Adieu à la nuit" d'André Téchiné, "Être Vivant et le savoir" d'Alain Cavalier, en sélection officielle hors compétition à Cannes 2019, "Une Fille facile" de Rebecca Zlotowski avec l'ex-escort Zahia Dehar, "L'Angle mort" de Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard, et "Synonymes" de Nadav Lapid, Ours d'or à la Berlinale.

 

Goncourt du cinéma


Considéré comme le Goncourt du cinéma, le Prix Louis-Delluc (du nom d'un réalisateur et critique du début du XXe siècle), créé en 1937, récompense le meilleur film français de l'année. Le jury est composé d'une vingtaine de critiques et personnalités, sous la présidence de l'ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob.
 
Un prix est également décerné à un premier film. Sont en lice dans cette catégorie "Atlantique" de Mati Diop, Grand prix du Festival de Cannes 2019, "Ce qu'il me reste de la révolution" de Judith Davis, "Ne croyez surtout pas que je hurle" de Frank Beauvais, en sélection à La Berlinale, et le film d'animation "J'ai perdu mon corps" de Jérémy Clapin, Grand prix 2019 de la Semaine de la Critique à Cannes, récompensé ensuite au festival d'Annecy puis à celui du film français à Los Angeles.

L'an dernier, le prix Louis-Delluc avait été attribué à "Plaire, aimer et courir vite" de Christophe Honoré, l'histoire d'amour entre deux hommes sur fond d'épidémie du sida. "Les garçons sauvages" de Bertrand Mandico, et "Jusqu'à la garde" de Xavier Legrand, sur les violences conjugales, avaient remporté ex-aequo le prix Louis-Delluc du premier film.