Tourcoing : un enfant de 10 ans retrouvé pendu chez lui, une enquête ouverte

Image d'illustration / © F.GILTAY
Image d'illustration / © F.GILTAY

Une enquête a été ouverte. La thèse du suicide est privilégiée. 

Par @F3nord avec AFP

C'est son frère de 13 ans qui a fait la macabre découverte. Un enfant de 10 ans a été retrouvé pendu lundi dans sa maison de Tourcoing. "Nous avons été appelés aujourd'hui à 17h58 pour une personne pendue. La victime est décédée", ont indiqué les pompiers.

L'enfant "était en arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des secours" et est décédé "malgré les tentatives de réanimation" effectuées par les pompiers et le Samu. 
 

Enquête


En cette période de vacances scolaires, les deux frères étaient "seuls dans la maison" lundi après-midi et "jouaient ensemble quand le plus jeune s'est isolé". "Quand il a découvert l'enfant pendu, son frère a aussitôt appelé les secours et le père, rentré chez lui juste après, est sorti avec son enfant en appelant à l'aide. Malheureusement, les tentatives de réanimation ont été vaines", a-t-on précisé de même source.

"L'hypothèse la plus probable est celle du suicide", selon cette même source, "mais une enquête judiciaire a été ouverte et confiée au commissariat de Tourcoing pour tenter de comprendre ce qui a poussé cet enfant à commettre, selon toute vraisemblance, un acte désespéré".

Six personnes de la famille ont fait l'objet d'une prise en charge psychologique. 

Prévention du suicide

Parler du suicide, écrire un article concernant des suicides est évidemment très délicat et complexe. Mais la prévention est aussi essentielle. Le suicide est rarement motivé par une recherche de la mort en soi : il vise d’abord la fin d’une souffrance. C’est pourquoi, le plus souvent, il est susceptible de répondre à une forme de prévention. 

Car avant le passage à l‘acte il y a souvent des signes extérieurs de mal être qu’il faut apprendre à repérer. 8 personnes sur 10 qui attentent à leur jour l’annoncent avant. Pour les adolescents, on sera attentif aux messages laissés sur les réseaux sociaux et même si tous les messages de désespoir ne conduisent pas au suicide, il est faux de croire qu’une personne disant vouloir se suicider ne passera pas à l’acte. Les parents inquiets peuvent se rapprocher d’associations comme Phare enfants-Parents ou Fil santé jeune, car pour les spécialistes, parler du suicide reste la première étape pour lutter contre le phénomène.

Voici quatre contacts pour toute personne qui aurait besoin de parler, de dire son mal-être. Tous ces services d’écoute sont anonymes.
Suicide Ecoute : 01 45 39 40 00 
 S.O.S Amitié : 09 72 39 40 50
SOS Suicide Phénix : 01 40 44 46 45
Fil santé jeunes : 0 800 235 236 (nº gratuit)

 

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