La nouvelle formule du Levothyrox, un médicament pour l'hypothyroïde, inquiète les patients

Le Levothyrox a récemment changé de formule, provoquant des effets secondaires violents chez certains patients / © France 3 Hauts-de-France
Le Levothyrox a récemment changé de formule, provoquant des effets secondaires violents chez certains patients / © France 3 Hauts-de-France

Ceux-ci se plaignent d'effets secondaires bien plus forts. 

Par France 3 Hauts-de-France

En France, trois millions de patients prennent du Levothyrox pour hypothyroïdie ou après une opération de cancer de la thyroïde.

Lilie Bultez, qui vit à Valenciennes, en fait partie. "La fatigue, la douleur constante, une douleur musculaire, articulaire, nausées, amaigrissement, perte de cheveux…"

Autant d’effets indésirables qu’elle attribue à la nouvelle formule du médicament qu’elle est contrainte de prendre suite à l’ablation de sa thyroïde, le Levothyrox.

Comme Lilie Bultez, beaucoup de patients ressentent désormais des effets secondaires très puissants.


L'excipient modifié


Le changement de formule dans ce médicament commercialisé par le laboratoire Merck Serano, qui possède une antenne à Calais, ne concerne pas son principe actif (la lévothyroxine, une hormone de substitution). Il porte sur des substances, appelées "excipients", qui lui sont associées, comme par exemple le lactose, qui a été remplacé par le mannitol.

Selon l’agence du médicament, l’ANSM, cette modification vise à garantir une teneur en substance active plus constante.

"On se sent mal, parce qu’on a l’impression de ne plus servir à rien, confie Lillie, qui réclame comme beaucoup le retour à l’ancienne formule. Je me lève le matin, j’ai qu’une envie, c’est aller me recoucher…"

Des effets temporaires ?


Du côté du laboratoire, on assure que "les perturbations qui nous sont rapportées sont connues, on les observe lors de l’initiation du traitement ou quand il faut adapter les doses, et ces symptômes disparaissent en général en six à huit semaines."

"Six à huit semaines ? s’indigne Alexandra Wermersch, qui elle aussi a besoin du Levothyrox pour vivre. J’suis désolée, mais depuis le mois de mars, moi je le subis ce traitement. Et de jour en jour, c’est de pire en pire. (…) On s’enfonce dans une dépression profonde."

Face aux inquiétudes des consommateurs, l’ANSM a mis en place un numéro vert pour répondre à leurs questions. Ce service est accessible du lundi au vendredi de 9heures à 19heures au 0.800.97.16.53

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