VIDÉO. Valenciennes : le tourisme fluvial en berne à cause de la crise du Covid-19

Le port de plaisance de Valenciennes n'échappe pas aux conséquences de la crise sanitaire. Très peu de bateaux y passent depuis le début de l'été.

Depuis début juillet, c'est le calme plat dans le port de plaisance de Valenciennes.
Depuis début juillet, c'est le calme plat dans le port de plaisance de Valenciennes. © FRANCE 3
Dans le port de plaisance de Valenciennes, les bateaux à quai sont nombreux et viennent parfois de très loin, comme de Colombie britannique ou d'Australie. 

Mais il ne faut pas se fier pas aux apparences. Ces bateaux restent ici à demeure et en réalité, c'est le calme plat sur la plateforme nordiste.

Un calme inhabituel en pleine saison, de quoi chagriner le capitaine du port : "Les étrangers restent chez eux, et comme on a une grande majorité de Belges et de Hollandais qui passent chez nous pour descendre dans le sud ou sur la Somme... On est un peu impuissant, on n'a pas de passage !", déplore Philippe Baton.
Le tourisme fluvial en difficulté depuis le Covid-19

6 fois moins de trafic

Et les chiffres parlent d'eux-même. L'an dernier à la même date, plus de 180 bateaux avaient fait escale à Valenciennes, contre à peine 29 cette année.

De l'autre côté de la frontière, en effet, les plaisanciers belges sont bien là... Comme André et Monique, qui n'ont pas l'intention de s'aventurer à ailleurs.

"Cette année on voulait descendre la Moselle, découvrir un peu ce côté-là de la France. Puis par le Rhin revenir en Belgique. Mais avec tout ce qui s'est passé niveau coronavirus, on s'est dit qu'on ne risquerait pas de quitter le pays", explique André Devuysser, plaisancier amarré à Mons.

Peur de se retrouver confinés

Ce qu'ils craignent le plus, c'est de se retrouver bloqués à l'étranger. Résultat : l'activité tourne aussi au ralenti au port de Mons.

Habituellement, les étrangers, pour la plupart Hollandais, représentent les deux tiers du trafic. Ce n'est désormais plus qu'un tiers. Et la cause est la même. "Le risque d'être dans un -lockdown- est aussi sans doute pour eux une raison pour rester plus proches de chez eux", pense Dirk Van Rigckieghem, un autre plaisancier belge.

La crise n'a donc pas épargné la plaisance. Et rien, pour l'instant, ne semble indiquer une reprise de l'activité d'ici la fin de la saison estivale...
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