VIDÉO. Lille : ils utilisent les déchets de bière pour fabriquer des biscuits

Caroline Gauthier et Christophe Uliasz ont créé Happy Drêche il y a deux ans.
Caroline Gauthier et Christophe Uliasz ont créé Happy Drêche il y a deux ans.

La drêche, ce résidu du brassage des céréales est la matière première d'une entreprise lilloise. Deux associés se sont lancés dans la fabrication de produits sucrés et salés fabriqués grâce à ces céréales habituellement jetées malgré leurs vertues nutritionnelles.

Par C.D.B.

"La première étape pour faire de la bière c'est de tremper des céréales dans de l'eau chaude pour récupérer le sucre", apprend Caroline Gauthier il y a deux ans en visitant une brasserie. Avec Christophe Uliasz, ils ne connaissent rien au processus de fabrication mais s'interrogent ; que faire de la drêche, ce résidu de céréales une fois la boisson fermentée ? 
 

Une céréale moins calorique et trois fois plus riche en vitamines 

Les deux Nordistes décident alors d'élaborer des recettes dont la céréale, vidée de son sucre mais trois fois plus riche en vitamines, sera le produit star. Ils récupèrent la drêche au fond des cuves et n'ont ensuite que quelques heures avant que le produit ne devienne impropre à la consommation.

Dans ce laps de temps, il fabriquent des produits pour chaque moment de la journée "des céréales pour le petit déjeuner, des biscuits, des cookies pour un petit creux au goûter (...) et le soir avec des crakers apéro salés", se rejouit Christophe Uliasz. 

Les pépites de malt "pommes cannelle" sont un de leurs produits phares. Ces céréales pour le petit déjeuner sont fabriquées uniquement avec des produits naturels : drêche, flocons d'avoine, huile de colza, cassonnade, canelle et pommes fraîchement cueillies. 
 
Happy Drêche cuisine les céréales nécessaires à la fabrication de la bière

La volarisation de ces déchets de brasserie est un problème en France où la drêche est le plus souvent jetée. Aux États-Unis, elle sert à fabriquer des barres énergétiques pour les sportifs. 

La chasse au gaspillage ne fait que commencer : les deux cuisiniers ont lancé un fonds participatif pour développer leur activité. 

 

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