Vols par ruse : deux faux agents de fournisseurs d'énergie interpellés pour avoir escroqué près de 50 personnes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Quentin Vasseur .

Les enquêteurs ont réalisé un "travail de titan", au vu du nombre de pièces du dossier.

C'est un "travail colossal" qui a abouti le 17 février à l'arrestation de deux hommes, suspectés d'une cinquantaine de vols par ruse dans la région, pour un préjudice important.

Les 49 faits qui leur sont reprochés sont concentrés pour beaucoup autour de la métropole lilloise, mais s'étendent également au Pas-de-Calais, à Amiens et même jusqu'à Reims. Tous partagent un mode opératoire identique, ce qui a permis à la Sûreté urbaine du Nord de les relier entre eux.

Chaque fois, deux hommes se présentaient au domicile de leur victime en se présentant comme des agents d'Enedis ou d'Engie, et faisaient croire à leur interlocuteur qu'ils ont un problème technique sur leur alimentation et que celle-ci risque d'être coupée. "Ils l'embobinent et l'amènent d'une manière ou d'une autre à taper un code de confirmation avec sa carte bancaire", sur un faux boîtier qui le garde en mémoire.

 

Détention provisoire


Non seulement les deux malfaiteurs s'enfuyaient en emportant la carte (avec laquelle ils s'empressaient de retirer de l'argent et d'effectuer des achats) mais ils ont également dérobé des objets à l'intérieur du domicile – bijoux ou liquidités. 
 
Une importante opération de police a été menée le 17 février, à l'aube, aux domiciles de deux hommes d'une quarantaine d'années, soupçonnés d'être à l'origine de ces escroqueries. Ils ont été déférés devant le parquet de Lille et seront jugés dans un mois. En attendant, ils ont été placés en détention provisoire.

Il est rare qu'une affaire de vols par ruse soit élucidée, surtout avec une telle ampleur. "Nos équipes ont fait un travail de titan pour déterminer leur présence sur les lieux ou exploiter les images des agences bancaires", glisse-t-on à la Sûreté départementale du Nord.

 

Des victimes "traumatisées"


Une "pugnacité" qui se heurtait à la fragilité des victimes, des personnes "très âgées, très vulnérables et traumatisées par ce qui leur était arrivé".

Il y avait tellement de pièces pour le dossier qu'"on a eu besoin d'un chariot pour transporter toute la procédure !"

Une perquisition a permis de retrouver les tenues portées par les deux hommes ainsi que le boîtier à carte bancaire factice. L'un d'entre eux a reconnu la quasi-totalité des faits qui lui sont reprochés, à quelques détails près. L'autre a reconnu 36 des 49 faits.
 
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