Nord et Pas-de-Calais : la récolte des pommes est catastrophique

Les arboriculteurs du Nord et du Pas-de-Calais font triste mine. La récolte des pommes dans la région est catastrophique. Certains ont perdu la quasi-totalité de leur production à cause des gelées tardives. 

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Ils ont presque tout perdu. Les producteurs de pommes du Nord et du Pas-de-Calais ont eu une récolte catastrophique, cette saison, en raison des gelées tardives. "On a perdu 85% de notre récolte", souffle Dominique Moreau, producteur de pommes à Bailleul. "Il a suffi d'une heure, une nuit d'avril, où il a fait -7°C. Puis le soleil est venu taper les fleurs au matin et c'était fichu."

Même son de cloche à Caestre, où Jean-Louis Van Inghelandt n'a pu récolter qu'un tiers de sa production. "L'autre problème, c'est que comme il y avait moins de fruits, ils se sont plus alimentés et sont donc beaucoup plus gros que les calibres qu'on nous demande dans le commerce", explique le producteur. "Les gros fruits sont plus sucrés, c'est une bonne chose d'un point de vue gustatif mais ça se conserve beaucoup moins bien. C'est une vraie inquiétude."

Lui n'a jamais vu ça depuis 1991. Quant à Dominique Moreau, qui emploie d'habitude une dizaine de personnes pour la cueillette, il l'a cette année assurée lui-même, seul avec son frère. 


Une aide de l'Etat ? 


Pour lutter contre le gel des fleurs, des solutions existent mais sont souvent très onéreuses ou inadaptées. "Dans le temps on brûlait des pneus, mais aujourd'hui la Préfecture refuse à cause du risque de pollution", explique Dominique Moreau. "Aujourd'hui on peut installer des éoliennes, mais il faut être assez loin des habitations, ce qui n'est pas mon cas", ajoute Jean-Louis Van Inghelandt. Néanmoins, l'arboriculteur songe à d'autre méthodes pour protéger sa récolte l'an prochain, comme la chaudière mobile ou les bougies de parafine

En attendant, les services de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) sont passés prélever des échantillons en juin puis en août. Les arboriculteurs attendent une aide de l'Etat, même si pour le moment, "on va gérer comme on peut et faire des prêts à court terme", soupire Dominique Moreau. 

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