Déconfinement. Le masque, accessoire de mode, personnalisé ou publicitaire : 5 exemples dans les Hauts-de-France

Rendu obligatoire dans les transports en commun, dans certains magasins ou au travail, le masque est un accessoire qui devient esthétique, moins anxiogène. Des marques régionales proposent désormais leurs versions et des agences de communication en ont fait un support publicitaire.

Le masque, aujourd'hui, un support publicitaire, pour une équipe de football ou une agence immobilière...
Le masque, aujourd'hui, un support publicitaire, pour une équipe de football ou une agence immobilière... © MaxPPP
Pour lutter contre le Covid-19, certaines entreprises de la région se sont lancées dans la fabrication de masques barrières en tissu. Aujourd'hui, cet élan national continue mais les masques sont devenus de véritables accessoires customisés, chics et branchés.
 

Accessoire de mode


En jersey dotés de dentelle ou en polyester de plusieurs coloris, les masques se déclinent désormais en version estivale ou proposent même des modèles pour homme. Il devenu un accessoire presque coquet sous les mains expertes des couturiéres du dentellier Noyon, à Calais.

 
Ici, les attaches sont en dentelle, pour des masques fabriqués à petites échelles selon la norme AFNOR (Association française de normalisation). Quatre couleurs sont disponibles  : abricot, blanc, bleu ciel et vert kaki. Vendus au prix de 4,50 € pièce. 

Même chose pour la dentelle de Caudry, dans le Nord. Trois Nordistes se sont associés pour créer des masques grand public, agrémentés de cette dentelle mondialement connue. Fabriqués à Beauvois-en-Cambrésis, ces masques lavables et réutilisables dix fois deviennent un accessoire de mode commercialisé par la start-up Piko Piko.

 


Solstiss, le fabricant de dentelle leur fournit la matière première pour un produit haut de gamme et 100 % Hauts-de-France. " Ici, la dentelle n'est qu'une décoration sur le tissu mais notre fabrication respecte, totalement les normes de protection AFNOR " précise Brigitte Bouthemy.
 


Plusieurs coloris, plusieurs dessins de dentelle, comptez 12 euros pour le modèle de base.

Support de marques régionales


Un accessoire rendu parfois obligatoire qui a donné des idées à certains clubs de football. Aprés le FC Nantes, le Bayern Munich en Allemagne ou encore le FC Bruges en Belgique, c'est au tour du LOSC. Depuis ce week-end, la boutique officielle du club de Lille vient de mettre en vente un masque en tissu réutilisable, vendu à 6€ l’unité.

 

Une façon de concilier protection et d'afficher les couleurs du club. Même objectif pour les masques signés de créateurs made in Calais.

À l'occasion de l'ouverture de la nouvelle boutique à Calais-Nord, la marque de vêtements Calaisfornia s'est lancée dans la fabrication de masques en tissu polyester blanc, lavables à 60 degrés mais qui, ici, ne répondent pas à la norme AFNOR. 

 
"On les vend depuis quelques jours mais sinon ce sont essentiellement des cadeaux que l'on fait pour fidéliser nos clients " détaille Romain Carèje. " Une sorte de goodies à notre effigie, vendus directement dans nos boutiques de Calais ou livrés gratuitement à vélo" précise t-il. 

Sur les 300 masques fabriqués, une centaine est déjà partie.
 

Support publicitaire à la demande


Porter un masques aux couleurs de son club de football ou de son entreprise, c’est aussi le créneau de Icom, agence de communication, installée à Longuenesse, dans le Pas-de-Calais. Elle propose des masques en polyester, lavable vendu 2€50 piéce.

Totalement customisés à la demande, avec un logo ou un slogan. Une opportunité rendue nécessaire en raison de la crise économique détaille son cogérant Bruno Deschodt : " 65% de notre chiffre d'affaires se faisait dans la communication dans l'événementiel avant la crise du Covid-19. Avec le confinement notre activité s'est brutalement arrêtée. Aujourd'hui, elle se relance grâce des commandes de produits personnalisés aussi divers que les masques, les plexiglass, les visiéres. "

 

Ses clients : des magasins, des écoles, des agences immobilières, des collectivités locales. " Et nous sommes en train d'installer pour la réouverure des restaurants, des paravents de séparation pour différents clients de l'audomarois ou du calaisis". Face à la demande croissante, l’agenceICom annonce même des délais de fabrication !
 

Avant l’épidémie, vendre un masque était dérangeant... Mais les nouveaux usages sanitaires imposés par le virus font entrer le masque dans le quotidien des français et la créativité des entrepreneurs.


 
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