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Aire-sur-la-Lys : 400 personnes à la marche blanche pour Yanis, 5 ans, tué pour un pipi au lit

Une marche blanche organisée à la mémoire du petit Yanis, 5 ans, mort en février des violences présumées de son beau-père, lors d'une punition pour avoir uriné au lit, a réuni ce samedi plus de 400 personnes à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais).
Une marche blanche en hommage au petit garçon décédé sous les coups de son beau-père.
Une marche blanche en hommage au petit garçon décédé sous les coups de son beau-père. © France 3 Nord Pas-de-Calais
"Au moins 400 personnes étaient présentes. Il y avait beaucoup de recueillement et de dignité, dans le respect de la douleur de la famille", a déclaré le maire de cette commune de 10 000 habitants, Jean-Claude Dissaux. L'édile a prononcé quelques mots de soutien aux proches et aux personnes présentes, avant que le cortège ne se dirige vers le cimetière, au hameau de Saint-Martin, où des fleurs ont été déposées sur la tombe du défunt.

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Aire-sur-la-Lys : 400 personnes à la marche blanche pour Yanis, 5 ans, tué pour un pipi au lit


"Les gens attendaient avec impatience cette marche, il y avait une forte demande, mais le papa avait voulu prendre le temps du recueillement. Il a dû attendre un mois avant d'avoir le corps et de faire les obsèques", a dit M. Dissaux. Le 6 février, le petit Yanis est mort lors d'une "sanction-punition" : son beau-père l'avait forcé à courir dehors, en pleine nuit, parce qu'il avait uriné au lit. Il avait été contraint de courir sur plusieurs kilomètres, le long d'un canal, tandis que son beau-père le suivait à vélo, selon les premiers éléments de l'enquête.

Le décès du garçonnet serait dû à plusieurs coups de lampe-torche infligés par le beau-père, un "survivaliste" (une personne croyant en une fin proche de l'humanité), qui vivait en marge de la société, dans un cabanon. Le beau-père, Julien Masson, 30 ans, a été mis en examen pour "crime et homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans" et "violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans par une personne ayant autorité", tandis que la mère, Emilie Inglard, 23 ans, pour "abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit". Ils ont été placés tous deux en détention provisoire. Tous deux sans emploi, ils étaient en couple depuis août 2015, sans autre enfant. Ils n'étaient pas connu des services sociaux de la ville. La date de leur procès n'est pas encore connue.

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