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“72 coups de couteau“ : aux assises de Saint-Omer, Delvart raconte son ”coup de folie”

A l'intérieur de la Cour d'Assises de Saint-Omer. / © DENIS CHARLET/AFP
A l'intérieur de la Cour d'Assises de Saint-Omer. / © DENIS CHARLET/AFP

Dans le box des accusés de la cour d'assises de Saint-Omer, Laurent Delvart, jugé pour l'assassinat à coups de couteau de sa femme et de son fils de six ans en 2012, a plaidé mardi "un coup de folie" pour expliquer son double crime.

Par AFP

Le 7 septembre de cette année-là, à Boulogne-sur-Mer, Delvart, un professeur d'économie au lycée Giraux-Sannier de la ville, alors âgé de 46 ans, avait, selon l'accusation, planté pas moins de 72 coups de couteau à son épouse Naouel, professeur d'arabe au lycée Mariette. Son fils Nassim avait reçu "au moins 17" coups de couteau selon les experts. Le couple était en instance de divorce. A croire ses dires, et contrairement aux dépositions de témoins, l'accusé n'avait jamais violenté les siens. "Je ne battais pas ma femme. Je ne battais pas mon fils."

Dans la soirée, il livre sa version des faits. "En rentrant chez moi, j'ai vu que ma femme avait fait ses cartons. J'ai compris qu'elle allait partir avec Nessim. Je suis allé en centre-ville et j'ai acheté un couteau pour l'anniversaire de mon père. De retour à la maison, on a regardé la télé, puis Naouel est montée dans son bureau. Je l'ai rejointe avec le couteau, pour l'impressionner. Je ne voulais pas la tuer. Je lui ai demandé la garde alternée et elle a refusé, me réclamant 20.000 euros. Et là, j'ai eu un coup de folie. J'ai tapé, j'ai tapé, j'ai tapé..."

"Par surprise, je l'ai tué aussi"

Naouel chute alors au sol. "Quand je me suis rendu compte de ce que j'avais fait, j'ai eu l'idée qu'il fallait qu'on meure tous les trois", enchaîne l'accusé. "Nessim était dans le salon. Il était de dos, en train de jouer. Par surprise, je l'ai tué aussi", détaille Laurent Delvart, qui a ensuite tenté de mettre fin à ses jours en absorbant des médicaments. "Je me suis allongé sur le lit, et ce sont les policiers qui m'ont réveillé le vendredi après-midi". Le double meurtre avait été commis l'avant-veille.

"Il y avait du sang partout, sur les murs, sur le sol, dans les escaliers. Le petit Nessim était plié en deux sur le flanc droit, le visage totalement ensanglanté près d'un DVD Petit Ours", se souvient le brigadier-chef qui a découvert les corps. "De toute ma carrière, c'est la pire scène de crime de ma vie". Le tribunal a diffusé des photos de la scène de crime, suscitant une vive émotion dans la salle d'audience et les pleurs de la famille des victimes.

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