"Jungle" de Calais : Copé assure qu'il règlerait la situation "en 3 mois maximum"

Jean-François Copé, candidat à la primaire de la droite, plaide pour "en finir avec le scandale de la "Jungle" de Calais" et prend l'engagement de régler la situation "en trois mois maximum" s'il est élu président de la République, dans un billet de blog publié lundi.

Dans ce billet diffusé alors que des acteurs économiques de Calais menaient des opérations coup de poing pour réclamer le démantèlement de la "Jungle", le député-maire Les Républicains de Meaux (Seine-et-Marne) estime que la situation "ne peut plus durer" et propose un plan d'action en six points. Il promet notamment de transférer les migrants "dans un centre fermé (une caserne de l'armée réaffectée) pour un examen de toutes les situations individuelles", de faire "immédiatement détruire la jungle de Calais par l'armée", ou encore de négocier "de nouveaux accords migratoires et frontaliers équilibrés avec le Royaume-Uni", précisant que "cela signifie de renégocier les accords du Touquet et le Protocole de Sangatte, signés à l'époque par Nicolas Sarkozy".

"Si j'emporte la primaire de la droite et du centre et si je suis élu Président de la République, ce plan sera lancé dès le mois de juin 2017", ajoute-t-il. La population du camp de Calais a atteint cet été des records : 6 900 selon l'Etat, 9 000 selon des associations, provoquant des appels à démantèlement multiples de la part d'acteurs économiques et politiques locaux.