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Un gardien agressé à la prison de Beauvais

© France 3 Picardie
© France 3 Picardie

Un détenu a agressé ce matin vers 10h un gardien de la prison de Beauvais en l'étranglant dans sa cellule. Une agression survenue alors que le personnel pénitentiaire est toujours en grève devant l'établissement.

Par Jennifer Alberts


Ce matin, vers 10h, un gardien de la prison de Beauvais dans l'Oise a été agressé par un détenu : alors qu'il faisait sa ronde, le gardien a été frappé, puis emmené dans sa cellule par un détenu. N'entendant plus son collègue, un autre gardien, qui officiait à l'étage supérieur est descendu voir ce qui se passait.

C'est alors qu'il a découvert le prisonnier en train d'étrangler son collègue à terre. Ce dernier n'avait pas pu activer son système d'alerte.
 

S'il est hors de danger, le gardien, en état de choc, a quand même été emmené à l'hôpital.

Une agression qui survient alors même que le personnel pénitentiaire de la prison est toujours en grève depuis la semaine dernière. "C'est arrivé alors qu'au même moment, on se faisait déloger par les forces de l'ordre à la demande de notre direction, déplore Yannick Lenglet de FO. Et cette agression ne change rien apparemment : notre administration n'a même pas réagi. Elle est totalement indifférente à ce qui vient de se passer. Tout ce qui lui impotrait, c'était de faire le forcing pour que les parloirs et les vivres puissent entrer."

Le détenu n'était pas particulièrement surveillé. Âgé d'une trentaine d'années, il est condmané pour des délits de droit commun de type outrages et violences. Arrivé le 5 mars à la prison de Beauvais, il était dans le quartier d'évaluation avant d'être placé dans un autre quartier quand il a agressé le gardien.

Les ERIS, équipes régionales d'intervention et de sécurité, ont été appelées en renfort de Lille pour sécuriser les bâtiments : "les détenus sont très tendus, explique Yannick Lenglet. Ça tape dans les portes, ça crie. On a besoin d'aide pour faire face à ces problèmes dans la gestion de la détention.". Avant d'ajouter : "Nous, on va se réinstaller devant la prison. Et le mouvement de grève est encore plus illimité".


Les personnels pénitentiaires sont en grève depuis l'agression la semaine dernière d'un collègue de la prison de Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé. Le lendemain de cette agression, c'est à la prison de Château-Thierry qu'un surveillant avait été blessé au cou par un déténu.

L'intersyndicale pénitentiaire sera reçue jeudi prochain par la ministre de la justice Nicole Beloubet.


 

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