Courses hippiques : neuf personnes mises en examen dans une affaire de dopage de chevaux dans l'Oise

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Écrit par Sylvia Bouhadra .

Jeudi 11 mars 2021, le tribunal judiciaire de Senlis a annoncé la mise en examen de neuf personnes dans une vaste affaire de dopage de chevaux de galop. Au cœur de l’affaire, l’entraîneur basé à Chantilly, Andréa Marcialis.

Les faits remontent au mois d’août 2020, lors d’un contrôle anti-dopage sur l’hippodrome de Saint-Cloud. Des résultats suspects mènent à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Senlis, en octobre dernier. Celle-ci mettra alors en lumière un système organisé de dopage de chevaux de galop.

"Il apparaît que pas moins de six chevaux ont été infiltrés avec des produits non déterminés, sans ordonnance, et dans un intervalle infiltration-course de moins de 14 jours", précise France Galop, dans son bulletin officiel publié le 10 mars. Des chevaux dopés ayant participé à pas moins de 31 courses.

Les perquisitions ont permis la découverte de produits dopants, la saisie d’une somme de 8800 € en espèces et la saisie judiciaire de trois chevaux

Tribunal judiciaire de Senlis

Ainsi, au terme de longs mois d'écoutes téléphoniques et de surveillances physiques, quatorze personnes ont été interpellées, mardi 9 mars 2021. Neuf d’entre elles, ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire pour "escroquerie en bande organisée, dopage équin et faux et usage de faux".

"Les perquisitions ont permis la découverte de produits dopants, la saisie d’une somme de 8800 € en espèces et la saisie judiciaire de trois chevaux", détaille le parquet de Senlis. 

Un entraîneur de l’Oise au cœur de l’affaire

Au cœur de l’affaire, des garçons d’écurie, des vétérinaires, mais surtout, Andréa Marcialis, un entraîneur habitué des sanctions. En effet, le professionnel italien de 37 ans exerçant à Chantilly dans l’Oise, est déjà suspendu jusqu’au 1er juillet prochain pour une affaire de prête-nom. 

Dans le cadre de cette affaire de dopage, la société organisatrice de courses hippiques, France Galop lui a déjà administré une première sanction. Andréa Marcialis écope d’une "interdiction d'exercer son métier d'entraîneur public jusqu'au 5 avril 2025" et d’une amende de 4000 euros. En août 2020, il avait notamment été vu à Saint-Cloud avec "une seringue de 20 ml à la main contenant un liquide transparent, seringue qu’il a ensuite cachée dans son pantalon".

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