À Compiègne, un projet d'habitat partagé entre valides et handicapés mentaux

C'est un projet utopiste qui sort de terre dans l'Oise... Les parents de Quentin, un jeune homme trisomique, sont en train de construire un immeuble où cohabiteront personnes valides et handicapées. Le coeur de leur engagement : rétablir le vivre-ensemble pour rompre l'isolement.

Les travaux devraient être terminés d'ici septembre 2018. Dès octobre, les nouveaux habitants pourront investir les lieux.
Les travaux devraient être terminés d'ici septembre 2018. Dès octobre, les nouveaux habitants pourront investir les lieux. © France 3 Hauts-de-France
C'est un immeuble pas comme les autres qui va voir le jour en septembre prochain, au 10, bis rue Saint-Germain à Compiègne. D'ici plusieurs mois, personnes valides et handicapées mentales se côtoieront au quotidien dans le respect et la bienveillance. C'est en tout cas ce qui motive Véronique et Jérôme Bataille, parents du jeune Quentin, 25 ans, trisomique 21. 

Quentin travaille en CDI depuis trois ans dans l’entreprise monalbumphoto.fr à Nanteuil-le-Haudouin. Ses parents ont toujours eu à coeur que leur fils soit entouré et mêlé aux personnes "ordinaires". 

La différence fait grandir


Jérôme Bataille a un mantra : "la différence fait grandir tout le monde". En 2016, il a créé la SARL Arcs-en-Ciel pour mener à bien ce projet d'habitat partagé. D'ici octobre, 25 logements seront disponibles pour des personnes valides, et 7 pour des personnes handicapées. 

Le regroupement de personnes handicapées permettra une mutualisation de l'accompagnement. La cohabitation devra se faire dans la bienveillance et le respect.


Jérôme et Véronique n'ont reçu aucune subvention pour ce projet. Ils ont tenu à être libres dans leurs mouvements. "On souhaite avoir la liberté d'aménager les locaux comme on le souhaite, et d'évoluer en allant en fonction de nos expériences", commente le père de Quentin.

L’expérience existe déjà un peu partout dans le pays, menée notamment par l'association Simon de Cyrène. C'est le cas à Vanves, qui accueille quatre structures semblables, à Rungis, où un chantier a commencé pour cinq autres logements, et des permis de construire ont été déposés à Dijon, Nantes, Lyon et sur l’île de Ré

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