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Oise : Alain Marion, légende de la boxe picarde, s'en est allé

Les hommages, qui se multiplient après le décès d'Alain Marion lundi 3 septembre, parlent d'un homme bienveillant et ayant le coeur sur la main. / © CC
Les hommages, qui se multiplient après le décès d'Alain Marion lundi 3 septembre, parlent d'un homme bienveillant et ayant le coeur sur la main. / © CC

Boxeur à la courte mais intense carrière, Alain Marion s'est éteint à Creil lundi 3 septembre des suites d'une embolie pulmonaire. Figure de la boxe picarde, il resté célèbre pour avoir été sacré champion d'Europe en 1977 après avoir envoyé son adversaire dans le coma.

Par V.P.

Figure sportive de Creil (Oise), l'ex-boxeur Alain Marion s'est éteint dans la nuit du 2 au 3 septembre. Le décès de celui qui fut sacré champion d'Europe poids moyens en 1977, survenu au centre hospitalier général de la ville, lieu où il séjournait depuis deux ans en raison de problèmes de santé récurrents, a suscité de nombreux hommages dans le monde du sport.
 


Entraîné au sein du tout jeune Club pugiliste creillois, Alain Marion est couronné champion de France par deux fois dans les années 1970. Un accident, qui a toutefois joué en sa faveur, a émaillé sa carrière et marqué les esprits. Le 17 décembre 1977 devant 5 000 Creillois, Alain Marion met au tapis, plus qu'il ne faut, le champion d'Europe en titre, Jörg Eipel, au 15e round. Alors que le Picard remporte le titre, l'Allemand de 20 ans, roué de coups lors du match, sombre dans le coma. Il se réveillera heureusement 28 jours plus tard, grâce à l'intervention immédiate d'un médecin sur les bords du ring.


Un combat qui a marqué la boxe

L'événement, qui a réformé les règles de la discipline - la présence d'un médecin sur le bord du ring est obligatoire et il peut intervenir à tout moment, chaque combat est limité à 12 rounds - a profondément marqué le sportif picard. À l'âge de 25 ans seulement, il met un terme à sa carrière devant son public, le 3 mars 1979, au terme d'une défaite contre le Brésilien Everaldo Costa Azevedo.
 

"C'est trop dur, signifiait le champion ce soir-là. Je vais travailler. Je vais chercher du travail. Je ne sais pas au juste. (...) De toute façon, je gagnerai plus d’argent en travaillant qu’avec la boxe. Quoi qu’on en dise, la boxe, moi, je n’ai jamais gagné de l’argent avec la boxe." Après une période de chômage, l'ancien sportif a travaillé dans un centre postal de Creil.

En septembre 2017, le retraité avait eu l'autorisation de quitter l'hôpital pour assister à l'inauguration de l'académie de pugilat portant son nom à Nogent-sur-Oise (Val-d'Oise). Le champion, pensant avoir été oublié, avait été ému jusqu'aux larmes.

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