"Un élève est venu avec un obus dans son cartable" : les démineurs interviennent dans une école de l’Oise

Situation insolite ce jeudi 18 avril 2024, à Maignelay-Montigny, dans l'Oise. À l'occasion de son cours d'histoire, un élève a ramené un obus dans son cartable. Les secours sont rapidement intervenus pour écarter tout danger.

Tout commence en début de matinée, ce jeudi 18 avril 2024. "J’ai reçu un appel de la part du SDIS de l’Oise qui me demandait une salle pour mettre à l’abri des élèves", rapporte Denis Flour, maire de Maignelay-Montigny (Oise). "Un peu plus tard, j’ai appris qu’un élève, qui pensait sûrement bien faire, est venu à l’école avec un obus dans son cartable pour son cours d’histoire sur la Première Guerre mondiale."

Une mise en sécurité de 240 élèves

"L’enseignante a eu un bon réflexe, personne ne l'a touché", précise l’édile. Le plan de mise en sécurité est ensuite déclenché pour les 110 élèves de l’école Albert-Camus et les 130 élèves de l’école maternelle Charlotte-Dussarps, selon le rectorat d’Amiens. Pompiers, gendarmes et police municipal convergent alors rapidement vers les lieux.

 Les démineurs sont intervenus assez rapidement, vers 10h30. Ils ont emmené l’obus et il s’avère qu’il était sûrement de la Première Guerre mondiale.

Denis Flour

Maire de Maignelay-Montigny (Oise)

L’édile se dit toutefois peu "surpris" : "Il y a un an, les démineurs étaient intervenus à la déchetterie, car quelqu’un avait jeté un obus dans la benne à métaux. Notre secteur est sur le front de la Première Guerre mondiale, alors on retrouve souvent des obus ou des éclats d’obus, dans les champs par exemple."

Que faire face à un engin explosif ?

La préfecture de l’Oise indique que les démineurs de Laon ont été mobilisés pour cet incident. Le mois dernier, le mercredi 27 mars, ils ont fait face à un autre cas de figure : "Une Axonaise de 28 ans a été blessée aux membres inférieurs à la suite d’une explosion due à la manipulation d’une grenade à main de la Seconde Guerre mondiale, dans son habitation de Coucy-la-ville."

Sur son site internet, la préfecture de l’Aisne précise les gestes à adopter : "interdire à quiconque d’y toucher", "marquer l’emplacement de l’engin par un repère quelconque afin de faciliter l’intervention des démineurs", "rester discret" ou encore "prévenir la mairie, la gendarmerie ou la police".

L'an dernier, en Picardie, les 18 démineurs de Laon ont reçu 1142 demandes d'enlèvement de munitions qui représentaient au total 53,7 tonnes.