Une usine productrice de mâts d'éoliennes ferme à Longueil-Sainte-Marie, 70 salariés menacés de licenciement

L'usine Wec Mâts Béton située à Longueil-Sainte-Marie dans l'Oise, productice de mâts d'éoliennes en béton pour le groupe Enercon, va fermer d'ici la fin de l'été faute de commandes. Un plan de sauvegarde de l'emploi est envisagé pour les 70 salariés.

L'usine Wec Mâts Béton qui produit des mâts d'éoliennes a été inaugurée en 2012 à Longueil-Sainte-Marie dans l'Oise
L'usine Wec Mâts Béton qui produit des mâts d'éoliennes a été inaugurée en 2012 à Longueil-Sainte-Marie dans l'Oise © Capture Google Maps

L'usine Wec Mâts Béton, située à Longueil-Sainte-Marie dans l'Oise, devrait cesser son activité d'ici la fin de l'été. L'entreprise produit des segments en béton pour les mâts d'éoliennes pour l'entreprise allemande Enercon, à destination du marché français. 

La construction de l'usine débute en 2011 sur un site de 12 hectares à proximité du siège Enercon France et d'un centre de formation destiné aux salariés. Le choix du site n'est pas anodin, proche de Paris et à proximité des axes routiers et des voies navigables, dans une région considérée comme la première région éolienne avec 320 parcs éoliens recensés en 2018.

Mais depuis déjà quelque temps, la demande de mâts en béton se fait plus rare. Enercon, préférant privilégier la production de mâts en acier. "Toutes les usines Wec ont fermé les unes après les autres, en Autriche, au Canada, au Portugal, on se doutait qu'on allait être les prochains, confie un délégué du personnel de l'entreprise. Cela fait un an qu'il y a de moins en moins de commandes, on s'y attendait mais on pensait plutôt à une fermeture à la fin de l'année."

"Le mât en béton ne vaut plus le coup"

Résultat, 70 salariés sont menacés de licenciement avec peu de perspectives pour la suite. "Le mât en béton ne vaut plus le coup, et il n'est pas question de faire du mât en acier ici puisqu'il y a déjà une unité de production en Allemagne. Enercon profite du marché et quand cela n'est plus avantageux pour eux, on nous remercie. La preuve, les usines Wec ont toutes eu une durée de vie de 5 à 10 ans environ", poursuit le délégué du personnel.

Lundi 22 juin, la direction a annoncé mettre en place un plan de sauvegarde pour l'emploi. Indiquant par ailleurs qu'elle "se mobilise activement pour étudier les conditions de poursuite de ses activités, notamment par la recherche d'un repreneur, et trouver des solutions socialement responsables pour ses 70 employés."

Peu suffisant pour les salariés, qui ne croient pas à la solution d'un repreneur. "Le site intéresse, c'est évident, mais pas la production de mâts en béton. D'ailleurs on ne sait pas du tout ce qu'ils vont faire du matériel..., déplore ce même délégué du personnel. Désormais, il faut discuter de nos conditions de départ, dans le PSE, les mesures sont plus bas que terre et je ne vous parle même pas des primes qui sont carémment inexistantes."

Les salariés, qui continuent d'assurer les commandes de longue date jusqu'au mois d'août, envisagent de se mobiliser la semaine prochaine si aucun accord n'est trouvé avec la direction.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
entreprises économie social
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter