A Boulogne-sur-Mer, Hollande estime que le mouvement des “gilets jaunes“ est en ”phase de conclusion”

L'ancien président est à Boulogne-sur-Mer pour une séance de dédicaces. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
L'ancien président est à Boulogne-sur-Mer pour une séance de dédicaces. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

En séance de dédicaces dans le Pas-de-Calais pour son livre "Les leçons du pouvoir", il a affirmé que le mouvement devait maintenant "trouver son dénouement"

Par M.D. avec AFP

"Le mouvement des « gilets jaunes » est, je pense, dans sa phase de conclusion", a déclaré l'ancien président de la République lors d'une séance de dédicace au théâtre municipal de Boulogne-sur-Mer. Il a été reçu par le maire, Frédéric Cuvillier, ancien ministre et très proche de François Hollande. 

"Il y a un mouvement qui a duré déjà longtemps et qui doit trouver, je pense, son dénouement. Et c'est ce que beaucoup espèrent, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas dans l'avenir, s'il y a d'autres raisons, des mouvements qui se lèveront", a-t-il poursuivi.

L'acte V des "gilets jaunes" se déroule ce samedi 15 décembre à Paris dans le calme et avec une mobilisation en baisse. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, les blocages sont également moins nombreux. A noter tout de même que les "gilets jaunes" bloquent l'A16 à hauteur de Calais et qu'une manifestation a eu lieu à Lille.

 

Des "avancées significatives"


Les annonces d'Emmanuel Macron, dont la plus emblématique porte sur une hausse de 100 euros des revenus au niveau du Smic, ont été diversement reçues par des Français, réclamant moins de taxes et plus de pouvoir d'achat.

"Le fait qu'il y ait eu des annonces prouve que ce mouvement a pu être utile, puisqu'il a donné lieu à des avancées qui pour une partie de la population seront reconnues et significatives, a poursuivi l'ex-chef de l'Etat, qui avait rencontré fin novembre des "gilets jaunes" en Ardèche. Maintenant, il y a d'autres frustrations d'autres colères, il faudra continuer à les entendre".
 

Selon lui, "c'est maintenant aux organisations représentatives, aux syndicats, aux grandes associations, aux formations politiques, d'assurer le dialogue et la suite".

L'ancien premier secrétaire du parti socialiste a par ailleurs taclé Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise, un parti "qui n'a qu'un seul chef, qu'une seule voix, qui se prend pour la République, pour une personne sacrée."

 

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