La Fédération française de football rejette la Ligue 2 à 22 clubs, Boulogne (USBCO) toujours dans l'attente

Nouveau rebondissement en Ligue 2. La FFF a décidé de rejeter la décision de la LFP de création d'un championnat à 22 clubs la saison prochaine.

Le stade de la Libération à Boulogne-sur-Mer
Le stade de la Libération à Boulogne-sur-Mer © USBCO
La réunion du comité exécutif (comex) de la Fédération française de football (FFF) était très attendue, notamment par les clubs du Mans, Orléans et Boulogne. Celle-ci a commencé vers 10h30, par visioconférence, comme ces dernières semaines. Noël Le Graët, le président avait convoqué son « gouvernement » pour examiner les décisions adoptées la semaine dernière par la Ligue du football professionnel (LFP) ; l’une en particulier, concernant le championnat de ligue 2 2020-2021 avec son format élargi à 22 clubs.
 
Les participants ont pris une décision rapide en rejetant cet élargissement. A midi, le service de presse publiait déjà ce communiqué :
« Le Comité Exécutif de la Fédération Française de Football a décidé, en vertu de l’article 199 des règlements généraux de la FFF, de réformer la décision de l’Assemblée Générale de la Ligue de Football Professionnel en date du 20 mai 2020 adoptant un nouveau format de championnat de Ligue 2 à 22 clubs, sans descente, pour la saison 2020-2021. En conséquence, les deux descentes réglementaires prévues pour la saison 2019- 2020 sont maintenues et le championnat de Ligue 2 restera à 20 clubs pour la saison 2020-2021. »
 


On ignore pour l'instant quelles seront les conséquences pour l'USBCO, 3ème de National. Mais cette décision laisse encore une petite porte ouverte pour un éventuel barrage avec le 18ème de Ligue 2.


Décision attendue


Cette décision était attendue. Depuis le début de la crise, le président de la FFF s’était toujours opposé à des compétitions sans montées ni descentes. Il a toujours souhaité une cohérence entre les championnats, professionnels et amateurs. Dans ce cas, une Ligue 2 élargie à 22 clubs, sans aucune relégation, mais avec l’accession de Pau et Dunkerque, n’était pas recevable pour Noël Le Graët. Le Breton (ex- président de l’En-Avant Guingamp) savait pouvoir compter sur l’appui des membres du comex, qui constitue un peu sa garde rapprochée.

Cette instance est composée de Noël Le Graët  (président), Brigitte Henriques (vice-présidente déléguée), Laura Georges (secrétaire générale), Lionel Boland (trésorier général), Jean-Michel Aulas (président de l’OL), Éric Borghini, Marie Barsacq (élue le samedi 8 décembre 2018 en remplacement de Pauline Gamerre, démissionnaire), Albert Gemmrich, Marc Keller (président du RC Strasbourg), Philippe Lafrique, Michel Mallet, et Pascal Parent.
Nathalie Boy de la Tour (présidente de la  LFP), et Marc Debarbat (président de la LFA), sont membres de droit du Comex.

Ses attributions sont ainsi définies dans les statuts de la FFF :
« 1. Le Comité Exécutif administre, dirige et gère la Fédération. Il suit l'exécution du budget. Il exerce l'ensemble des attributions que les présents Statuts n'attribuent pas à un autre organe de la Fédération.
2. Il est directement compétent pour traiter de tous les sujets en rapport avec l’article 1 alinéa 2 des présents statuts qui ne relèvent pas expressément de la compétence d’une autre instance.
Il statue sur tous les problèmes présentant un intérêt supérieur pour le football et sur tous les cas non prévus par les statuts ou règlements. »

Ce n’est pas la 1ère fois que la FFF révoque une disposition de la LFP. En 2015 déjà, la Fédération avait annulé le choix de la Ligue de ramener les montées et les descentes entre la ligue 1 et la ligue 2 à deux clubs. S’en était suivi un bras-de-fer ; le président de la LFP de l’époque, Frédéric Thiriez, avait saisi le Conseil d’Etat, qui avait rejeté le référé et donné raison à la FFF.

Finalement, les deux parties sont parvenues à un compromis avec deux descentes directes et un barrage entre le 18è de ligue 1 et le 3è de ligue 2. Une formule qui est entrée en vigueur à la fin de la saison 2016-2017.
 

Recours possibles ?


C’est ce qu’espérait l’Union sportive de Boulogne Côte d’Opale il y a quelques jours encore. Mais le principe d’un barrage avait déjà été écarté le 10 mai par la FFF. Principe confirmé lundi par la décision du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) qui a rejeté le recours de l’AC Ajaccio, Troyes et Clermont qui voulaient que les barrages L1-L2 puissent se dérouler. Difficile d’imaginer une disposition différente pour l’échelon inférieur, selon les mêmes principes d’équité et de cohérence.




 
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