Le Polarfront, de retour du Grand Nord, fait son escale technique annuelle dans le port de Boulogne-sur-Mer

Le Polarfront , immatriculé à Marseille fait son escale technique annuelle à Boulogne / © Corinne Sala
Le Polarfront , immatriculé à Marseille fait son escale technique annuelle à Boulogne / © Corinne Sala

Amarré depuis une semaine dans le bassin Napoléon à Boulogne-sur-Mer, le Polarfront, ancien navire météo Norvégien reconverti en yacht polaire de luxe, se refait une beauté avant de repartir vers les joyaux nordiques. Activité sur tous les niveaux jusqu'à début avril !

Par Corinne Sala

Le Polarfront, après plusieurs mois de travaux et de transformations à Boulogne en 2018, avait pris la mer pour sa première campagne de navigation de luxe. Soixante dix croisières plus tard, dans la vaste salle des machines, changement de culasse au programme. Le moteur, les cabines, le pont...révision générale du bateau.L'escale technique annuelle sert à cela.

Le Polarfront, ancien navire météorolgique, désormais bateau français de la Compagnie Latitude Blanche, revient de sa seconde saison de croisière dans le Grand Nord : "Du fait qu'il est ancien et que le moteur est d'origine, il n'est pas très compliqué d'entretien. Le truc c'est que l'on trouve assez peu de pièces pour le moteur et au début on a eu aussi beaucoup de mal avec la notice écrite en norvégien et qu'il a fallu traduire", explique Yann-Paul Hamon, le jeune chef mécanicien.

 
Changement de la culasse du moteur du Polarfront / © Corinne Sala
Changement de la culasse du moteur du Polarfront / © Corinne Sala


Une compagnie et un équipage 100 % français

 
Magie hivernale de la saison 2019 du Polarfront
Magie hivernale de la saison 2019 du Polarfront

Le Spitzberg, les Iles Lofoten...A bord, une douzaine de voyageurs seulement et une dizaine de membres d'équipage 100 % français.
 
C'est ici que vous découvrirez la vie à bord du Polarfront

Pour ces voyages hors du commun, les touristes peuvent débourser jusqu'à 20 000 euros. Alors s'il est un lieu qu'ils affectionnent particulièrement à bord, c'est la cuisine et son chef. Pendant cette halte boulonnaise, la cuisine reste ouverte et Cyril Schiewe est aux commandes avec un maître-mot : l'adaptation. 

"C'est souvent le système D car la cuisine n'est pas grande. On part avec un stock et ensuite sur place les livraisons sont limitées. On échange avec l'équipage et les passagers pour savoir qui veut manger quoi. Et comme j'aime bien pêcher, dès que je peux je prépare un poisson avec une sauce mousseline."

 
Une petite cuisine pour satisfaire une clientèle exigeante / © Corinne Sala
Une petite cuisine pour satisfaire une clientèle exigeante / © Corinne Sala
 

Vers une navigation moins polluante


Trente-cinq croisières en 2019 pour ces destinations à l'environnement sensible, la compagnie joue la carte du navire moins polluant et sensibilise les clients à travers conférences et accueil d'artistes en résidence : "Dans le mesure de nos moyens, nous investissons pour corriger le bateau et adapter les équipements afin qu'ils soient toujours moins polluants. Mais le problème il est d'abord ici. Il y a très peu d'habitants dans les régions polaires et ces régions souffrent. C'est en allant sur place de la plus propre des manières et en prenant conscience des problèmes que l'on est vraiment sensiblisé à cette fragilité", détaille Yann Le Bellec, co-fondateur de Latitude Blanche.
 
Yann Le Bellec, co-fondateur avec Sophie Galvagnon de Latitude Blanche / © Corinne Sala
Yann Le Bellec, co-fondateur avec Sophie Galvagnon de Latitude Blanche / © Corinne Sala

 

Après deux mois d'arrêt, le Polarfront mettra cap sur la Norvège pour une nouvelle saison au pays des glaces.

 

Sur le même sujet

Les + Lus