VIDÉO. Coronavirus : à Boulogne-sur-Mer, des food-trucks pour nourrir les soignants de l'hôpital

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Écrit par Corinne Sala et Nathalie Haberer, avec VD

À Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), depuis trois semaines, un bus à étage et un camion à pizzas se sont installés sur le parking de l'hôpital. Midi et soir, le personnel peut ainsi pour quelques euros bénéficier d'un repas complet.

Claude dans son bus anglais et Emmanuel dans son camion à pizzas se connaissaient seulement de vue. Mais l'actualité les a rapprochés, sur le parking de l'hôpital de Saint-Martin-Boulogne (Pas-de-Calais).

Une idée commune de proposer au personnel de l'établissement des repas 7/7, midi et soir,  pour une somme modeste. Des produits issus de circuits courts. Chaque jour, à eux deux, ils servent des dizaines de plats.
 
Des food-trucks pour nourrir les soignants de l'hôpital de Boulogne-sur-Mer ©France 3
 

Ils nous disent que c'est mieux qu'à la cantine...

"On essaie d'amener un peu de gaieté, explique Claude Quétu du "Red Bus". Quelque chose de différent par rapport à ce qu'ils ont l'habitude de manger, des produits différents, des produits bio."

Emmanuel Lefèvre, lui, se réjouit de leur bonheur depuis sa pizzeria ambulante "Armageddon". "Ils nous disent que c'est mieux qu'à la cantine... et encore mieux qu'à la caféteria, forcément ! Et avoir ce retour, ça suffit à nous faire plaisir."
   

Ça fait du bien au moral !

 
Les deux véhicules font partie du paysage depuis presqu'un mois. Une petite sortie pour ces clients portant souvent masques et blouses. Les habitués ont même leurs préférences entre burgers, carbonnades ou pizzas.
 
"C'est très pratique, reconnaît un client en blouse blanche, et puis c'est bon, en plus ! Ça fait du bien au moral... et ici aussi !", rit-il en se tapotant le ventre.
 
 

Un appel aux agriculteurs


Le gardien du parking en profite, lui aussi. "Ça permet de faire marcher en même temps les petites restaurations ambulantes, et quand on est content, on y revient. Ça dépanne !"
 
Claude et Emmanuel lancent un appel aux agriculteurs : "Plutôt que de jeter, s'ils souhaitent écouler leur surproduction, nous sommes preneurs." Car la fin du confinement n'est pas pour demain.