Fin des pages blanches : une décision contraignante pour les Nordistes non connectés

Une page se tourne pour les bottins, après 139 ans d'existence. / © MAXPPP
Une page se tourne pour les bottins, après 139 ans d'existence. / © MAXPPP

Pour certains Nordistes, il sera difficile de se passer du bottin dont la diffusion va cesser. 

Par Quentin Vasseur

Les derniers bottins viennent d'être distribués à travers la France. Si en 2007, 57 millions d'exemplaires étaient imprimés, soit près d'un par habitant, il y a deux ans, 9 milions de bottins seulement ont été distribués. Cet arrêt correspond à l'arrivée d'internet et des réseaux sociaux qui ont parfois rendu obsolètes les pages blanches. 
 


Pourtant dans le Pas-de-Calais, certains Nordistes auront bien du mal à se passer de cette mine d'informations. À Erny-Saint-Julien au sud de Saint-Omer, le réseau internet est approximatif.

Pour Francis Beligny, un retraité du village, difficile à l'avenir de contacter un professionnel de santé : "Pour téléphoner à un docteur automatiquement je vais sur le bottin, surtout pour un spécialiste". Il chérira alors la dernière édition du livre : "Le dernier qu'on aura (de bottin, ndlr), on le gardera précieusement et puis on feuillettera dans ce truc-là", imagine-t-il.

"Seuls, on ne regarde pas les numéros sur un ordinateur", renchérit Geneviève Cettez, 70 ans passés, qui a du mal à se servir des outils numériques. 


Les pages jaunes sont distribuées elles pour un an encore 


Si 2020 sonne la fin des pages blanches, pour les particuliers, les pages jaunes seront elles distribuées une année supplémentaire. "Aujourd'hui 89% des gens sont internautes", tient à préciser Isabelle Lascombe, directrice des annuaires imprimés chez Solocal, l'éditeur des annuaires. Selon elle, "un Français sur deux utilise le site pagesjaunes.fr tous les mois", ce qui justifie l'arrêt de l'impression des annuaires. Chaque unité imprimée coûtait 2 euros à produire. 

 

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