Migrants : le maire de Grande-Synthe demande plus de lieux d'accueil dans le Nord de la France

Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, en avril 2017. / © MAXPPP
Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, en avril 2017. / © MAXPPP

Damien Carême, dans un communiqué adressé au président de la République Emmanuel Macron, accuse le gouvernement de s'être désengagé de l'accueil des migrants dans le Nord de la France et dénonce une "frontière invisible". 

Par France 3 Hauts-de-France

Dans une longue lettre ouverte, publiée le 7 juillet sur son site personnel, le maire de Grande-Synthe Damien Carême interpelle Emmanuel Macron sur la situation des migrants dans le Nord de la France. 

Le Nord délaissé

"Le gouvernement a choisi délibérément de tracer une frontière invisible, une ligne de démarcation organisant d’un côté la prise en charge des réfugiés via les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) et laissant à l’abandon de l’autre côté, sur le littoral des Hauts de France, à la fois les migrants et les collectivités." écrit celui qui avait oeuvré pour l'ouverture du camp humanitaire de la Linière, à Grande-Synthe, à l'époque sans aide de l'Etat. 

La carte diffusée par Damien Carême au bas de son communiqué. / © http://www.damiencareme.fr/
La carte diffusée par Damien Carême au bas de son communiqué. / © http://www.damiencareme.fr/


Il défend d'ailleurs son choix d'alors, invalidant la notion "d'appel d'air" : "[Le camp de Grande-Synthe]  n’a créé aucun « appel d’air » contrairement à ce qu’affirme votre ministre de l’intérieur, puisqu’ils étaient déjà 2 500 sur ma ville avant que je décide de la construction du site ! Il y avait, jusqu’en octobre 2016, près de 6 000 réfugiés à Calais alors que rien n’avait été conçu pour les accueillir." 

De nouveaux camps demandés


Damien Carême en appelle donc a la construction de nouveaux lieux d'accueil sur le littoral, et à une meilleure répartition du dispositif national déjà en place. Si ses administrés sont partagés, certains seraient prêt à soutenir cette proposition. "Il faut un camp. Faut les aider, on peut pas les laisser comme ça dans la nature", affirme ainsi une habitante au micro de France3.



"Je sais mieux que quiconque que La Linière était loin d’être parfaite, anticipe Damien Carême dans son communiqué. Mais notre lieu d’accueil était à l’époque la seule et indispensable réponse à l’urgence.

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