Hesdin : caillassage de l'agence immobilière de la mère de Stephane Sieczkowski-Samier, le maire de la ville

Un acte qui intervient dans un contexte particulier : la propriétaire de l'agence, Christiane Samier et son fils, le maire d'Hesdin, sortent tous deux de garde à vue. Ils font notamment l'objet d'une enquête pour "détournement de fonds publics".

La vitrine de l'agence a été fracturée de plusieurs impacts.
La vitrine de l'agence a été fracturée de plusieurs impacts. © MATTHIEU BOTTE/MAXPPP / Google Maps
Plusieurs impacts de pierre sur la vitrine et un clou planté dans la serrure : l'agence immobilière Orpi du Beffroi, à Hesdin, a été vandalisée dans la nuit du vendredi au samedi 26 janvier, rapporte Le Journal de Montreuil. Christiane Samier, conseillère municipale et mère de Stephane Sieczkowski-Samier, maire de la ville, en est la propriétaire.

"Tristesse et désolation ! Où va le monde ? S’attaquer à des biens désormais et la prochaine étape c’est quoi ?", a déploré l'édile sur sa page Facebook. Plusieurs médias rapportent également que des inscriptions injurieuses ont été taguées sur la façade du commerce.
 

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Des alégations démenties (avec virulence) par Stephane Sieczkowski-Samier : "il n’y a pas eu de propos injurieux du tout ! Vous allez arrêter quand de raconter n'importe quoi !???", a-t-il encore commenté sur les réseaux sociaux.

Ces dégradations surviennent dans un contexte particulier à Hesdin : le jeune élu et sa mère sortent tout juste de garde à vue dans le cadre d'une enquête pour "détournement de fonds publics". Le parquet assure qu'il "envisagera une poursuite en correctionnelle" à l'issu de l'enquête.
 
Lorsqu'il a été élu en mars 2014, Stéphane Sieczkowski-Samier était le plus jeune maire de France. Trois ans plus tard, la justice avait déjà ouvert plusieurs enquêtes, notamment pour "usage de faux en écriture publique" et "achat de voix".

L'édile espère maintenant identifier l'auteur des faits grâce à la caméra de surveillance placée non loin de l'agence. La gendarmerie, en charge de l'enquête, rappelle qu'il est encore trop tôt pour faire le rapprochement entre les démêlées judiciaires du maire et cet acte de vandalisme.

 
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