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Oignies : les gardiens de la salle des machines du 9-9 bis font appel à des bénévoles

Le site 9-9 bis d'Oignies. / © MAXPPP
Le site 9-9 bis d'Oignies. / © MAXPPP

Jean-Marie Minot et ses camarades ont pris l'habitude de venir renover la salle des machines du site 9-9 bis, à Oignies, tous les lundis. Cette semaine, ils ont décidé de faire appel à des bénévoles pour leur donner un coup de main. 

Par Jeanne Blanquart

Le site minier du 9-9 bis à Oignies, un symbole pour le Nord Pas-de-Calais. Il fut le dernier à fermer en décembre 1990. Depuis, Jean-Marie Minot en est, avec quelques autres, l'ange gardien. "Cette fosse a fonctionné à l'extraction du charbon de 1936 jusqu'à 1961", explique Jean-Marie Minot, Président de l'association ACCCUSTO SECI. "Il y a eu 2400 mineurs, au maximum de l'exploitation, qui ont travaillé sur ce site."

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>> Un reportage de Claire Chevalier, Antoine Morvan et Fanny Duhem.

Depuis 25 ans, tous les lundis, avec son association, il restaure, retape, entretient ce lieu unique. "C'est ici qu'on recevait les berlines qui venaient du fond", précise Jean-Marie Minot aux visiteurs. Car pour la première fois, l'association accueille un groupe de bénévoles. Il y a beaucoup à faire, notamment pour remettre en état la salle qui abrite la plus grande machine d'extraction d'Europe. 

"J'aime bien aider les gens qui essaient de faire quelquechose", explique un bénévole. "La patrimoine, il faut le garder. Mon père était mineur, je suis bricoleur, je suis à la retraite, donc on y va." "On s'est attaqués à l'escalier mais je pense qu'on pourrait rester là 3 mois encore et il y aurait toujours de quoi faire", enchaîne une jeune bénévole. "On va essayer de faire le plus possible en deux jours.


Voir la machine tourner à nouveau


Actuellement, ils sont 7 papis bricoleurs à venir toutes les semaines rénover ces machines. Un peu de renfort, c'est aussi le moyen de préparer la relève. "Quand on les entend dire qu'ils ont fait tout ça à 6 ou 7, on se dit chapeau bas. C'est énorme ! Je pense et j'espère que des petites journées comme ça, où il y a une dizaine de personnes en plus, ça leur met du baume au coeur", sourit un bénévole. 

Tout ça pour revoir un jour ce monstre d'acier tourner, comme s'il descendait encore, par centaines, des mineurs sous terre. "Le principal c'est que ça se fasse", souffle Jean-Marie Minot. "Tout ce qu'on aura après ce sera du bonus. Dès que la machine tournera, on aura des visiteurs qui vont venir voir ça, parce que c'est quand même assez exceptionnel.

Un rêve un peu fou qui devait être réalité, dès l'été prochain... 


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