Pays-Bas : la carte d'identité ne mentionnera plus le sexe des citoyens

La mesure sera mise en place à partir de 2024, comme en Allemagne où le sexe des citoyens n'est pas précisé sur les papiers nationaux d'identité. 

La mention du sexe sera supprimée des nouvelles cartes d'identité néerlandaises d'ici 4 à 5 ans.
La mention du sexe sera supprimée des nouvelles cartes d'identité néerlandaises d'ici 4 à 5 ans. © BAS CZERWINSKI / ANP / AFP
Le sexe des citoyens néerlandais ne sera plus mentionné sur leur carte d'identité d'ici quelques années, une inscription jugée "inutile" par la ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Science Ingrid van Engelshoven.

Dans une lettre au parlement vue par l'AFP samedi, la ministre, également chargée de l'Emancipation, a fait part de son intention de supprimer l'inscription du sexe sur les cartes d'identité "à partir de 2024/2025".

Une mention déjà effacée en Allemagne

La ministre Ingrid van Engelshoven souhaite "limiter dans la mesure du possible la mention inutile du sexe", qui restera cependant mentionné sur les passeports, rendu obligatoire par l'Union européenne.

"Les Pays-Bas ne seraient pas le premier État membre à posséder une carte d'identité sans mention de genre. La carte d'identité allemande ne mentionne pas de sexe", écrit dans sa lettre la ministre.

Ingrid Van Engelshoven estime que les citoyens doivent pouvoir "façonner leur propre identité et la vivre en toute liberté et sécurité".

Une mesure dans la continuité de la politique néerlandaise envers les minorités 

"C'est une excellente nouvelle pour les personnes qui éprouvent jour après jour des problèmes avec cette catégorie de genre sur leur carte d'identité", ont déclaré des organisations néerlandaises de défense des droits des homosexuels et autres minorités sexuelles.

"Et c'est une bonne nouvelle pour quiconque pense que ce que cachent vos sous-vêtments ne concerne ni le gouvernement, ni les autorités", ont-ils ajouté dans un communiqué.

Les Pays-Bas ont par ailleurs fait un pas vers la reconnaissance d'un troisième sexe en 2018, lorsqu'un citoyen né intersexué avait obtenu de la justice le droit de ne pas avoir à s'inscrire comme un homme ou une femme sur son acte de naissance.
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