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En 2015, le FN veut conquérir le Nord-Pas-de-Calais - Picardie

© France 3 Picardie
© France 3 Picardie

Partant des bons résultats électoraux du Front national en France en 2014, Marine Le Pen veut que 2015 soit marqué par l'acquisition de deux régions aux prochaines élections, dont le futur "Nord-Pas-de-Calais - Picardie".

Par MG avec AFP

2014 a été une année faste pour le Front national : premier parti aux européennes, conquête de villes, premiers sièges de sénateurs. De quoi nourrir les vastes espérances de Marine Le Pen, réélue présidente à l'unanimité et convaincue d'avoir déjà son ticket pour le deuxième tour élyséen de 2017.

Pour les régionales, en décembre 2015, Marine Le Pen a ciblé ouvertement deux grandes régions gagnables : d'un côté, la région PACA où son père Jean-Marie Le Pen pourrait mener la liste du parti d'extrême droite ; de l'autre, la future région Nord-Pas-de-Calais - Picardie.

"Un tremplin" pour la présidentielle


Dans sa stratégie pour 2017, le FN aimerait bien mettre des régions dans son escarcelle : "Une grande région, c'est un tremplin. Des mesures symboliques sont assez faciles à mettre en oeuvre, avec des retombées politiques", souligne un haut responsable du parti.

"C'est un bon moyen de faire connaître ce qu'on peut faire même si par rapport à la présidentielle, c'est trop court pour le montrer", juge Marine Le Pen, qui hésite pour l'instant à se présenter dans celle du Nord, où elle est déjà élue.

Avant cela, il y aura les élections départementales. Le FN s'est fixé l'objectif d'être présent dans chacun des nouveaux 2.068 cantons redécoupés, ce qui représente plus de 8.000 candidats à trouver d'ici mars. Dans un certain nombre de cantons, il va investir des frontistes qui pourront déjà se prévaloir de leur statut de conseillers municipaux.

De bons résultats électoraux en 2014...


Dix mairies, plus de 1.500 conseillers municipaux, 23 eurodéputés, deux sénateurs. La moisson 2014 du FN a été bonne, tout particulièrement aux européennes, qui ont permis au parti de s'autoproclamer "premier parti de France", mais aussi aux municipales, qui ont nettement accru l'assise locale de la formation d'extrême droite.

Désormais, le FN n'est plus seulement un parti qui peut faire un bon résultat à la présidentielle grâce à un dirigeant charismatique (le père Le Pen hier, la fille aujourd'hui) : le FN a montré cette année sa capacité à s'imposer dans des scrutins divers et dispose de relais locaux pour porter son message.

Lors de son congrès, fin novembre à Lyon, de nombreux participants arboraient d'ailleurs une boutonnière de conseiller municipal, comme pour montrer que le parti n'était plus - seulement - une formation protestataire mais aussi un parti d'élus.

...mais des bémols


Toutefois, à quelques jours de la fin de l'année, le FN n'a toujours pas de groupe au Parlement européen, alors que Mme Le Pen disait qu'elle n'avait "aucun doute" sur la capacité du FN à y parvenir.

Par ailleurs, Marine Le Pen et le FN continuent à fédérer une large opposition. Dans le dernier sondage CSA pour Les Echos et Radio Classique, tout en recueillant 31% d'opinions favorables, Mme Le Pen est en tête, à 66%, des personnalités dont les Français ont une image négative. 68% des Français ont aussi une mauvaise opinion du FN en tant que parti dont un socle de 43% de "très mauvaises opinions"... deux fois plus que celles à l'égard du PS ou de l'UMP.

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