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Somme : ces parents qui luttent contre la justice pour leurs enfants

© France 3
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Audrey refuse de présenter la petite Hela à son père, craignant qu'il ne l'enlève pour l'emmener à l'étranger. Maxime, lui, veut récupérer ses enfants enlevés de cette façon par leur mère. Tous les deux ont été victimes de "mariage gris".

Par Quentin Vasseur

"On ne se dit même pas 'bonjour', rien du tout. Il m'envoie des SMS de menaces, il casse ma porte, c'est tout." Voilà le peu de contacts qu'Audrey a désormais de son ancien mari.

Ce dernier était sans-papier lorsque cette habitante de Montididier, dans la Somme, fait sa rencontre. Elle tombe enceinte, ils se marient, il reconnaît sa fille... puis disparaît aussitôt avant de réclamer en justice un droit de visite autorisant les sorties de territoire.

Je protégerai toujours ma fille. C'est ma fille.


Victime de ce qu'on appelle "mariage gris", Audrey refuse aujourd'hui de présenter Héla à son père, de peur qu'il ne l'enlève pour l'emmener en Tunisie. Et peu importe, pour elle, si elle défie la loi.

"J'ai perdu deux fois en justice, deux fois où on met ma fille en danger" regrette la mère. "Je protégerai toujours ma fille. C'est ma fille." La mère a lancé une pétition en ligne.

Somme : ces parents qui luttent contre la justice pour leurs enfants
Intervenants: Audrey Dupont ; Maxime Gharbi ; Stéphane Diboundje Avocat

Cette situation tant redoutée, Maxime Gharby, lui, la vit depuis neuf ans. Enlevés par son ex-femme, ses enfants vivent aujourd'hui avec elle en Tunisie.

On se pose mille et une questions, on se dit 'Où est-ce qu'elle est la logique ?


En France comme en Tunisie, la justice lui a pourtant donné raison mais il doit toujours se battre pour obtenir la garde de ses enfants. "À un certain moment donné, quand on est concerné par ce genre de problème, on se pose mille et une questions, on se dit 'Où est-ce qu'elle est la logique ?'" explique-t-il.

Appliquer le principe de précaution


Pour son avocat, Stéphane Diboundje, "les juges connaissent la situation, ils sont parfaitement informés, mais je pense qu'ils appliquent pas assez à mon sens le principe de précaution, car "lorsque l'on prend le risque qu'il y ait un enlèvement, on se retrouve avec des procédures qui sont infinies et qui sont très difficiles à régler."

Une procédure qui dure toujours, même si Maxime Gharbi espère le retour de sa fille en France en juillet.

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